Trouvé en traduisant, d’après Benjamin Moser

Article de Benjamin Moser, paru le 7 juillet 2015 dans le New York Times sous le titre « Found in translation », traduit de l’anglais par Eric Pichelingat avec l’autorisation de l’auteur.

Les Eyzies-de-Tayac, France – À l’université dans les années 1990, je suis tombé sur une auteur brésilienne sensationnelle, au point de penser qu’elle était un nom connu. Elle l’était en effet, à Curitiba ou dans l’état de Maranhão. Mais en dehors du Brésil, semblait-il, personne ne connaissait Clarice Lispector.

Ma première année d’étudiant, je l’avais consacrée à étudier le chinois quand notre professeur déclara qu’il nous faudrait 10 ans avant que nous soyons capable de déchiffrer un journal. Je suis passé au portugais, malgré aucune connaissance de la langue ou de la culture.

Nous avons enfin commencé à lire de de courtes œuvres brésiliennes. L’une d’elles, un roman publié en 1977 de Lispector appelé « The hour of the Star, » – « L’Heure de l’Étoile »- a changé ma vie. Bien que ses nuances m’échappaient, je sentais l’étrange beauté de cette histoire d’une pauvre fille à Rio de Janeiro. L’auteur était la présence la plus puissante du livre, et je voulus tout savoir sur elle. Qui était cette femme qui me fixait, sur la dernière de couverture, telle une impératrice en exil ?

« Les gens ne pouvaient pas se soucier de quelqu’un qu’ils ne pouvaient pas lire. Et s’ils ne pouvaient pas la lire, ils ne pouvaient s’y intéresser. »

Comme je l’ai appris plus tard, le prénom de Lispector suffisait pour l’identifier à beaucoup de Brésiliens. Mais deux décennies après sa mort en 1977, elle était restée pratiquement non traduite ; parmi les anglophones, elle était inconnue en dehors de certains cercles universitaires. Le plaisir de découvrir un grand écrivain est la possibilité de partager son travail, et j’étais dans une impasse. L’obscurité de Lispector s’en trouvait renforcée. Les gens ne pouvaient pas se soucier de quelqu’un qu’ils ne pouvaient pas lire. Et s’ils ne pouvaient pas la lire, ils ne pouvaient s’y intéresser.

Il m’a fallu des années pour réaliser que ce cercle vicieux ne serait pas rompu par magie. J’ai commencé à écrire la biographie de Lispector, un projet qui a duré cinq ans. Le résultat, « Why this World » – « Pourquoi ce Monde » – a suscité un intérêt dans une série de traductions en anglais de ses romans. A ce jour, ces dernières ont pris encore cinq ans. Avec le recul, apprendre le chinois aurait été plus rapide.

La dernière décennie m’a donné le temps de réfléchir sur la cause principale de l’obscurité de Lispector : la domination mondiale croissante de l’anglais. Une langue internationale peut aider les touristes, mais il transforme la littérature en une rue à sens unique. Non seulement cela rend la vie plus difficile pour les écrivains contemporains, mais la situation est encore pire pour ceux qui, comme Lispector, ne peuvent plus parler pour eux-mêmes.

Les écrivains qui travaillent en anglais ne peuvent pas être blâmés de profiter d’une situation qui s’est développée au fil des siècles. Mais depuis que nous en tirons profit, c’est en partie à nous d’essayer d’y remédier.

« La langue anglaise, comme les rats ou les kudzu*, est devenue une espèce envahissante. »

Aux États-Unis et en Grande Bretagne, les traductions ne représentent que 3 pour cent du marché du livre. En Russie, en revanche, les titres traduits atteignaient 10,5 pour cent du marché en 2013 ; en Chine, environ 7 pour cent. Aux Pays-Bas, quelque 75 pour cent de tous les livres édités sont des traductions – selon les statistiques 2013 -, et environ 10 pour cent de tous les livres d’intérêt général vendus sont des versions originales de langue anglaise. Non seulement les écrivains étrangers sont confrontés à des obstacles pour être lus à l’étranger, mais ils sont évincés des librairies dans leurs propres pays. La langue anglaise, comme les rats ou les kudzu, est devenue une espèce envahissante.

D’éminents écrivains de langue anglaise se battent déjà contre cette tendance. Jonathan Franzen a traduit « Spring Awakening » – « L’Éveil du Printemps » – du dramaturge fin de siècle allemand Frank Wedekind, et les essais du satiriste viennois Karl Kraus. Lydia Davis alterne entre la traduction française et sa propre écriture. Elizabeth Kostova, romancière américaine, a lancé une fondation en 2007 pour porter les écrivains bulgares en anglais.

Parce qu’il y a tellement de lecteurs de langue anglaise, atteindre ce marché a un effet puissant. Grâce à Mme Kostova, les écrivains contemporains bulgares ont une chance d’être connus à l’échelle internationale. Une fois traduite en anglais, Lispector pourrait être lue dans d’autres pays, y compris par les éditeurs de la Chine à l’Ukraine qui souhaitent la publier localement.
Il ne faut pas croire, comme je l’ai fait longtemps, que tous les grands écrivains étrangers finiront par atteindre les librairies de langue anglaise. Comme la publication en anglais devient plus importante, même les éditeurs ouverts aux traductions sont débordés. (Et peu lisent le norvégien.) Pour chaque Karl Ove Knausgaard ou Elena Ferrante, qui sont traduits presque aussitôt qu’ils sortent en norvégien ou en italien, il y a beaucoup de Lispector.

Parier sur eux, après tout, est un acte de foi. Lors de mon premier emploi dans l’édition, à New York, j’ai essayé de convaincre mon patron qu’un manuscrit qui semblait mélanger la science-fiction avec un mauvais porno était l’œuvre d’un nouvel écrivain important qui causait de l’émoi en France. Bien qu’incapable de lire le français, un éditeur m’a pris au mot. Le manuscrit était « Elementary Particles » – « Les Particules Élémentaires » – de Michel Houellebecq. Chaque traduction représente un bond similaire.

Le rêve d’une communauté littéraire mondiale n’est pas nouveau. Mais de même que la mondialisation n’a pas signifié une plus grande égalité politique ou économique, le cosmopolitisme culturel n’a pas été garanti par la communication instantanée et les voyages bon marché. Ils offrent cependant de nouvelles possibilités importantes pour l’activisme littéraire.

« Le monde de la littérature est le dernier endroit où la mondialisation devrait signifier homogénéité. »

Les écrivains qui travaillent en anglais et connaissent une autre langue peuvent aider à établir des connexions et plaider pour leurs collègues étrangers. Les contacts sont peut-être les plus précieux atouts des écrivains. Seules quelques personnes connaissent tout le monde, mais la plupart d’entre nous connaissons quelqu’un. Juste un ou deux contacts – un éditeur, un agent – peuvent faire la différence pour un écrivain étranger. Cela inclut des liens vers des bourses, des programmes d’écriture et des retraites dont les écrivains non anglophones n’ont pas entendu parler.

Même les auteurs qui ont la côte et sont publiés en anglais font face à la difficulté de trouver un public, en grande partie parce qu’ils ne disposent pas des réseaux qu’ils ont chez eux. Depuis que les traductions sont revues moins souvent, les personnes qui pourraient être intéressées sont moins susceptibles d’entendre parler d’eux. Les écrivains de langue anglaise peuvent apporter leur aide en révisant les œuvres étrangères qu’ils traduisent en anglais, ou en interviewant leurs auteurs, profitant des effets amplificateurs des réseaux sociaux.

Peu de choses vous isolent plus que la tâche solitaire de faire face à la page blanche pendant des années. La littérature, d’autre part, est produite par une communauté : présente et passée, morte et vivante. Tout le monde est perdant si les livres deviennent encore une autre marchandise, produite par quelques grands noms. C’est une chose si tout le monde porte les mêmes chaussures ou boit le même soda. Mais le monde de la littérature est le dernier endroit où la mondialisation devrait signifier homogénéité.

Lire l’article original de Benjamin Moser en anglais « Found in translation »

Benjamin Moser est l’auteur de « Why this World » – « Pourquoi ce monde » -, une biographie de Clarice Lispector. Il est rédacteur en chef de sa prochaine « Collected Stories » – « Collection d’histoires » -.

Kudzu* : espèce de plante exotique envahissante qui finit par couvrir les arbres et les maisons.

Illustration de l’article : photo de l’œuvre de l’artiste Jakob Gautel, représentant une Tour de Babel réalisée avec plus de 15 000 livres, dans le cadre de l’exposition du 8 juin 2012 au 14 janvier 2013 au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Nos références en création de sites internet, blogs, intranet et rédaction web

TRILATTE 3D

site TRILATTE 3D
Conception-rédaction pour Unilin des contenus du site grand public Trilatte 3D, créé par l'agence Elvis à Lyon, consacré à la nouvelle gamme de panneaux d'isolation de toiture par l'extérieur.

FLAT EXPAT

site FLAT EXPAT
Création sur WordPress du site Flat Expat et rédaction des contenus présentant la nouvelle offre de services d'achat immobilier et de gestion locative destinée aux expatriés.

AFC-CLIMATISATION

site AFC Climatisation
Rédaction web du site de la société AFC Climatisation, pour le compte de l'agence Mayflower - VILLEURBANNE

ESTHETIQUE MAIN

site Institut de rajeunissement de la main Lyon
Rédaction web du site de l’Institut de rajeunissement de la main de Lyon, pour le compte de l'agence Mayflower - VILLEURBANNE

SERVICES INDUSTRIELS DE GENEVE

site Services Industriels de Genève
Rédaction web du site internet des Services Industriels de Genève, acteur n°1 dans la fabrication et la distribution d'énergies renouvelables - GENEVE

SIG RH

Intranet Services Industriels de Genève
Rédaction web du site intranet des Services Industriels de Genève, spécialisés dans la fabrication et la distribution d'énergies renouvelables - GENEVE

MTI EXPRESS

site MTI express
Rédaction web du site de la société MTI Express, spécialisée en messageries et transports express en France et à l'international, pour le compte de l'agence Mayflower Lyon

AURELLE CONFORT RÉNOVATION

site Aurelle confort rénovation
Rédaction web du site de la société Aurelle Confort Rénovation, spécialisée dans la pose de fenêtres, portes et ouvertures, domotique, isolation et ferronnerie, pour le compte de l'agence Mayflower Lyon

CHARLES & CIE

site Charles et Cie
Création sur Joomla du site Charles & Cie, entreprise de référence dans les solutions de collage, adhésivage, ponçage et transformations. - LYON

CLASSIC ALFA RENTAL

site Classical Alfa Rental
Création sur Joomla du site en italien et japonais Classical Alfa Rental, spécialisé dans la location d'Alfa Romeo vintage - ROME

MUSEE AFRICAIN DE LYON

site Musée Africain de Lyon
Création sur Joomla et rédaction du site du Musée Africain de Lyon

FINE ART PHOTOGRAPHY

site Fine Art Photography
Création sur Joomla du site Fine Art Photography, consacré aux travaux du photographe Andrea Angeletti - ROME

INFOGONES

site Infogones
Rédaction web du site de la société Infogones, spécialisée en développement d'applications Windev & Webdev - LYON

DIAPASON SOLUTION

site Diapason Solution
Rédaction web du site Diapason Solution, spécialisé dans le conseil marketing aux entreprises - LA ROCHE SUR FORON

UNITRON

site Unitron
Rédaction des différents profils de l'équipe d'Unitron France, spécialisée dans la vente d'appareils auditifs - LYON

EDENCY

site Edency
Rédaction web du site Edency, spécialisé dans le crowdsourcing éditorial - PARIS

FABIO RE

site Fabio Re
Création sur Joomla et rédaction en italien du site de Fabio Re, thérapeute holistique et "quality life manager" - ROME

PRATICIENNE NATUROPATHE

site Praticienne naturopathe
Création sur WordPress du site Praticienne naturopathe, dédié à la naturopathie et la réflexologie plantaire - LYON

IB-REMARKETING

site IB-Remarketing
Rédaction web du site de la société IB-Remarketing, spécialisée dans le reconditionnement et le recyclage de matériel informatique - AULNAY SOUS BOIS

1957 LEGEND

Création et webdesign du blog 1957 Legend, sur WordPress et Blogger, consacré aux Sportster Harley Davidson - ROME

ROMOLO GARRONI

site Romolo Garroni
Création sur WordPress et rédaction en italien du blog consacré à Romolo Garroni, Directeur de photographie du cinéma néo-réaliste - ROME

EEPE

site EEPE
Création sur WordPress du site EEPE, European Educational Program in Epidemiology - FLORENCE

ROMOLO GARRONI

Communication grand public :

  • Création d’un blog sur le cinéma néoréaliste Italien

Blog Romolo Garroni

Romolo Garroni fut l’un des pionniers du cinéma néoréaliste italien et fait partie des pères fondateurs de l’AIC, association qui regroupe les prestigieux auteurs de Cinecittà. Pour nous, avant d’être un talentueux directeur de la photographie, il fut le père de Monica, directrice artistique de Sautcréatif.

SERVICES INDUSTRIELS DE GENEVE – SIG

Communication vers le grand-public, les professionnels, les entreprises et les collectivités :

  • Rédaction du site internet multicible SIG pour le compte de l’agence suisse Context Writers

Services Industriels de Genève

Rédaction de 200 pages en français, pour la refonte des contenus du site des Services Industriels de Genève. Une immersion des plus instructives pendant 3 mois dans les nouvelles énergies renouvelables, l’énergie solaire, le gaz, le traitement de l’eau, l’élimination des déchets…

SERVICES INDUSTRIELS DE GENEVE SIG-RH

Communication interne :

  • Refonte du site intranet SIG pour le compte de l’agence suisse Context Writers

Site intranet SIG

Site intranet SIG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment rendre plus simple et plus claire la consultation de l’intranet aux 1700 employés SIG ? En réorganisant la navigation et le contenu rédactionnel autour d’un parcours de visite dans lequel chacun peut s’orienter facilement vers l’info recherchée.

UNITRON FRANCE

Communication interne et BtoB :

  • Rédaction des portraits de l’équipe Unitron France, Fabricant d’instruments auditifs

équipe Unitron France

« Meet Unitron », c’est le leitmotiv de la campagne internationale BtoB du groupe canadien Unitron, innovateur mondial d’instruments auditifs technologiquement avancés. Un message décliné dans plus de 60 pays et destiné à valoriser chaque équipe locale auprès de son réseau d’audioprothésistes :

IB-REMARKETING

Communication BtoB multilingue :

  • Rédaction du site IB-Remarketing – Recyclage hardware pour le compte de l’agence Edency

site Unitron France

Rédaction d’un site d’une vingtaine de pages en français, devant servir de base aux traductions du contenu en 4 langues. Au menu, recyclage harware, maintenance, RSE… de quoi devenir complètement geek !

MUSEE AFRICAIN DE LYON

Communication grand-public :

  • Création du site internet du Musée Africain de Lyon

site Musée Africain

Après avoir créé le site de Musée Africain de Lyon sur un CMS Joomla! 1.5, nous avons procédé à sa mise à jour en 2.5, avec un nouveau webdesign, un slider en page d’accueil et une newsletter facilement paramétrable en interne, le tout accompagné d’une formation à l’administration du back office.

INFOGONES

Communication BtoB et recrutement :

  • Rédaction du site InfoGones – Développement de logiciels

site Unitron France

Pour représenter sa nouvelle société InfoGones qui crée des logiciels, Michel Fages voulait un site qui bousculent les codes habituels des SSII, souvent froids et sans intérêt.

Résultat un positionnement décalé, des images choc et naturellement un ton rédactionnel impertinent en forme de clin d’oeil pour cette start up lyonnaise qui monte en charge !

EDENCY

Communication BtoB :

  • Rédaction du site Edency – Agence de crowdsourcing éditorial

Site Edency

Quand Pierre Ruaz m’a contacté pour écrire le contenu de son site, il souhaitait créer une agence digitale axée sur le référencement naturel SEO. Après une bonne réflexion sur le positionnement et la rédaction d’une vingtaine de pages web pour décrire son offre, la première agence basée sur le crowdsourcing éditorial était lancée, avec pour concept « in words we trust ».

 

 
 
 
 
Texte flou avec internet en net

7 idées nettes pour démarrer votre site internet

Créer un site web ne coûte rien et prend à peine 5 mn avec un CMS. Une excellente raison pour faire le votre ou celui de votre société sans attendre. Voici quelques rappels pour partir sur de bonnes bases et prendre en main votre communication en ligne, avec ou sans webmaster. C'est vous qui voyez !

-1- Etre présent sur internet, là où on vous attend

montre affichant www

Aller sur Google, Bing ou Yahoo pour rechercher de l'information sur un sujet, une marque ou un produit est devenu un réflexe. Pourtant, si internet est incontournable, tous les professionnels ne sont pas encore présents sur le web, loin s'en faut ! Beaucoup de commerçants, artisans, TPE et même PME se contentent d'une simple inscription dans les Pages Jaunes ou d'une page Facebook, sans avoir développé leur image sur internet. Alors pourquoi attendre plus longtemps pour lancer votre site, en sachant que son référencement naturel - c'est-à-dire par le contenu - ne progressera que très lentement au fil des mois. La course au trafic est de plus en plus disputée et il y a de fortes chances que vos concurrents occupent déjà le terrain.

En phase de lancement, vous devrez sans doute passer par des campagnes Google adwords pour attirer les visiteurs plus vite sur votre site et déclencher l'intérêt pour vos pages. Ensuite il vous faudra maintenir le cap des publications pour améliorer votre référencement, analyser le trafic, inscrire votre site dans des annuaires, obtenir des backlinks (liens en retour) améliorer les conversions de vos campagnes adwords, enrichir la présentation de votre offre commerciale, développer de nouveaux contenus pour renouveler l'intérêt des visiteurs, interagir avec eux sur les réseaux sociaux, bref ! Etre présent sur internet, là où on vous attend !

-2- Utiliser un CMS gratuit et facile à prendre en main

Clavier à cms

Que vous souhaitiez lancer un site vitrine, un blog ou un site e-commerce pour faire de la vente en ligne, vous avez tout intérêt à privilégier la simplicité d'un CMS (content manager system). De nombreuses plateformes Open Source existent et offrent l'avantage de fournir l'essentiel pour démarrer : un package gratuit de fichiers dynamiques organisés autour d'une base de données, un back office pour l'administration, un code source accessible et modifiable, des extensions, plugins, modules et composants pour installer les fonctionnalités qui vous intéressent, ainsi que des milliers de thèmes ou templates graphiques personnalisables.

Joomla, WordPress et Prestashop forment le trio de tête des CMS. Puissantes et incontournables, ces plateformes bénéficient du support d'une large communauté et sont utilisées par les plus grandes sociétés mondiales, comme par les petites entreprises. Une fois votre site installé sur le serveur de l'hébergeur que vous aurez choisi (nom de domaine + espace pour - 100 € /an), avec un peu de formation et d'habitude, vous pourrez administrer facilement vos pages et publier vous-même vos contenus, si vous le souhaitez.

-3- Choisir un webdesign fluide et responsive

contenu responsive design

La personnalisation de votre site avec votre logo, vos couleurs et votre code graphique est la première étape à franchir pour construire une image distinctive sur internet. L'un des avantages des CMS est qu'ils offrent une pléthore de modèles gratuits ou accessibles (40/80 €) pouvant être adaptés, soit à partir d'une interface, soit en plongeant les mains dans le code. Pour une personnalisation encore plus poussée de votre site, vous pouvez envisager la création de votre propre thème ou template graphique à partir d'une maquette conçue par un webdesigner sur Photoshop et de sa traduction correspondante en langage CSS par un développeur (500 € / 1500 €).

Quel que soit le design final de votre site, il devra aussi être "responsive" pour répondre aux contraintes d'affichage différentes sur les ordinateurs, mobiles et tablettes. Cette fonctionnalité est intégrée aujourd'hui dans la plupart des thèmes et templates payants, proposés sur Internet. Rien n'est plus décevant que de se retrouver sur un site n'offrant pas une navigation fluide et un affichage conçu pour un smartphone de 5 pouces. Il suffit de regarder les chiffres internet 2015 pour vous convaincre de l'augmentation du nombre de consultations sur les mobiles. Vous risquez de perdre de 10 à 50 % des futurs visiteurs de votre site si vous ne répondez pas au message d'avertissement de Google : Corrigez les problèmes d'ergonomie mobile détectés sur http://www.votresite.com  : ..."vos pages ne seront pas considérées comme mobile-friendly (adaptées aux mobiles) dans la recherche Google, et seront affichées et classées en conséquence pour les utilisateurs de smartphones".

-4- Publier un contenu taillé sur mesure

Des mines de crayons taillées en forme de Batman

Vos pages web doivent être conçues pour offrir un contenu original, une lecture facile et une navigation intuitive. Le choix de l'arborescence, le travail sur l'ergonomie, la qualité de rédaction des textes, la sélection des images forment un ensemble indissociable pour retenir l'attention des internautes et favoriser l'indexation de vos pages par les moteurs de recherche. Mais le problème d'un site qui comporte uniquement des pages statiques - par définition, qui ne changent jamais - est qu'il offre des possibilités de progression limitées pour votre référencement naturel.

D'où l'importance, dès le départ, de prévoir une partie "blog", consacrée à la publication d'articles et de news. En plus d'enrichir votre contenu, cela vous permettra de relancer les visites de vos pages par les internautes et... les robots d'indexation ! Plus la fréquence de publication et la qualité des contenus sera élevée, plus vous aurez de visiteurs susceptibles de s'intéresser à votre offre. Mais il ne s'agit pays de publier n'importe quoi ! Il faudra vous fixer une ligne éditoriale claire pour ne pas partir dans tous les sens et vous concentrer sur les sujets ou thématiques ayant un rapport certain avec votre activité. Lire plus... L'interview : l'arme ultime du rédacteur pour écrire des contenus originaux

-5- Rendre social votre site internet

Derrière le like, les gens

Une fois en ligne, votre site recevra des visiteurs de différentes provenances. La plupart n'entreront sans doute pas par la home page mais arriveront à la suite d'une recherche effectuée sur Google. C'est pourquoi les contenus de vos pages, les mots-clés sur lesquels vous serez positionné, les meta descriptions et autres optimisations de base faites par le webmaster sont indispensables. Car au début, il y a peu de chance que vous ayez des dizaines de visites par jour. Heureusement, les réseaux sociaux fournissent un solide tremplin pour augmenter votre trafic  : une page Facebook, un compte Twitter, un profil Linkedin ou Viadeo, Scoop.it, Instagram, Pinterest... pour ne citer qu'eux, sont autant de réseaux pour entrer en contact avec des clients potentiels, partager vos contenus et promouvoir votre site. Leur choix doit se faire en fonction de la nature de votre activité et des cibles que vous voulez toucher en priorité, en tenant compte des particularités de chaque réseau social.

Vous ne partagerez pas les mêmes sujets ni utiliserez un ton rédactionnel identique sur Facebook, Twitter ou Google +. L'intégration sur votre site des liens de partage sur les réseaux sociaux vous permettra d'affiner la condivision de vos contenus, d'engager la conversation et d'étendre votre audience, à condition naturellement d'avoir créé auparavant une page Facebook, un compte Twitter, un profil Linkedin... Là encore, cela demande un travail sur plusieurs fronts, mais qui portera ses fruits en nombre de visiteurs. Attention à une erreur commune : il ne s'agit pas de vous servir des réseaux sociaux pour faire directement votre publicité, mais de déclencher indirectement l'intérêt pour ce que vous dites ou ce que vous faites, et par extension pour ce que vous vendez. Donner envie aux internautes de vous citer, d'échanger avec vous, de vous recommander à leurs amis. Une sorte de billard à trois bandes qui demande finesse, psychologie et anticipation !

-6- Piloter un webdesigner

piloter un robot sur un drone

Le prix d'un site réalisé avec un CMS varie de gratuit - si c'est vous qui le faites - à plusieurs milliers d'euros si vous faites appel à une agence ou un webmaster. Sachez que si vous décidez de vous lancer dans sa création, il vous demandera beaucoup d'heures de travail. Il est donc important dès le début d'envisager votre projet sous son triple aspect : financier, technologique et éditorial, sans négliger l'un au profit des autres. La mise en ligne ne représente que la première étape de création de votre projet, qui peut être découpé en différentes phases consécutives : développement, optimisation, référencement, création de contenu, maintenance, promotion... Chaque aspect devra faire l'objet d'un traitement spécifique et approfondi.

Les CMS étant gratuits et s'installant la plupart du temps en 5 mn, c'est donc le temps passé à leur développement, à leur personnalisation, à la création de contenu et à leur référencement qui coûte le plus cher, surtout si vous vous lancez. Envisagez de passer par une formation complète au CMS de votre choix ou faites-vous coacher par un expert qui vous guidera étape par étape, quand vous buterez sur un problème technique à résoudre ou une stratégie de e-marketing à mettre en place. Le mieux étant de consacrer le budget minimum nécessaire à la mise en route de votre projet par un webmaster, et de prévoir quelques heures (40 / 80 €/h) par mois pour la maintenance et l'évolution du site. Vous pourrez ainsi vous concentrer pleinement sur votre métier et vos objectifs, en vous réservant le principal : le pilotage de votre communication en ligne.

-7- Payer le prix juste pour lancer votre site web

 Site internet : Pas de prix à la louche

DEVIS DE CRÉATION INTERNET

... Site vitrine, mini-site produit, blog de news sur WordPress ou Joomla...

DEVIS DE GRAPHISME

... Création de logo, webdesign, visuel de pub, affiche, plaquette, dépliant...

DEVIS DE RÉDACTION WEB

... Création de logo, webdesign, visuel de pub, affiche, plaquette, dépliant...

VOTRE SITE FAIT PAR DES PROS À PARTIR DE 590 €

la grande idée - morpion

Marketing : Il faut se méfier de ce que la publicité avance…

Regardez cette vidéo créée par l'agence québécoise Ouimarketing pour exprimer le concept qui la distingue de ses concurrents : the "Reverse Thinking", la pensée inverse.

Outre le délicieux accent local de la voix off, vous apprécierez sûrement à sa juste valeur l'habileté du renversement de sens procuré par le texte, simplement en changeant... le sens de lecture ! Les mêmes mots peuvent être interprétés de façon diamétralement opposée, tout est question de point de vue.

Ici, le concept marketing est pris au pied de la lettre pour produire une démonstration créative convaincante, sans avoir recours à une surenchère d'effets spéciaux. On reconnait souvent les grandes idées de pub à leur simplicité de réalisation technique et visuelle : répétition, effet miroir, opposition vision négative / vision positive.

L'art de positiver le discours

Pour vous en convaincre, je vous invite à regarder la vidéo jusqu'au bout et à comparer les deux versions de texte côte à côte : un exemple de rédaction créative particulièrement brillant...

PARTIE 1 : Marketing Ouais…

"Marketing
Ouais
Mais qui s’en préoccupe vraiment ?

Le rayonnement des marques.

Les publicitaires d’aujourd’hui
ont pour mandat
de vendre une tonne d’objets inutiles !

Par ailleurs,
la technologie
contrôle
notre monde.

Par ce travail acharné,
l’individu
perd toute valeur sans
un pouvoir d’achat.

N’oublions pas
le paraître
qui prend le dessus sur l’être;

Voilà la grande idée.
L’arme de choix,
la pollution visuelle.

Cette méthode s’acharne contre
les consommateurs.

On développe des créations
qui servent l’agence
avant
l’annonceur;

Gardons une chose en tête !

Les grands coups publicitaires
génèrent des problèmes complexes.

Chez nous,
tout le monde dit :

Il ne faut pas se fier
à ce que
la publicité avance
jour après jours"

PARTIE 2 : Mais, voyons les choses du bon côté :

"La publicité avance
jour après jour.

Il ne faut pas se fier
à ce que
tout le monde dit !

Chez nous,
des problèmes complexes
génèrent
Les grands coups publicitaires.

Gardons une chose en tête :
l’annonceur avant l’agence !

On développe des créations
qui servent les consommateurs.

Cette méthode s’acharne
contre
la pollution visuelle.

L’arme de choix,
la grande idée !

Voilà
l’être qui prend le dessus
sur le paraître.

N’oublions pas,
un pouvoir d’achat
perd toute valeur
sans l’individu;

Par ce travail acharné,
notre monde
contrôle
la technologie;

Par ailleurs,
inutile de vendre
une tonne d’objets !

Les publicitaires d’aujourd’hui
ont pour mandat
Le rayonnement des marques.

Mais qui s’en préoccupe vraiment ?

Oui
Marketing !"

QR code d'un concepteur-rédacteur

Tout ce qu’on peut faire avec un QR code… ou presque !

Le QR code n'a pas dit son dernier mot. Cette technologie inventée au Japon il y a plus de 20 ans pourrait bien révolutionner prochainement notre relation aux objets connectés et aux lieux, en profitant de l'essor d'internet et du smartphone...

Rien de plus simple que de faire parler un appareil électro-ménager sur votre smartphone avec un QR code pour avoir une recette de cuisine; ou encore de flasher le QR code de votre roue de secours pour télécharger un pdf qui vous expliquera la marche à suivre en cas de crevaison ; ou encore de scanner un QR code sur l'étiquette d'une bonne bouteille de vin pour visionner en vidéo le terroir où il a été produit.

A condition de penser à la valeur ajoutée apportée par le QR code au produit et au consommateur, on peut tout imaginer. Alors pourquoi l'immense majorité des objets qui nous entourent ne sont-ils pas encore connectés et intelligents. Est-ce si compliqué et coûteux à mettre en place pour une entreprise ? Là encore, force est de reconnaître que le conformisme représente un frein à la consommation et au développement de nouveaux usages. Mais aussi une opportunité bien réelle pour innover et différentier vos produits !

Pourquoi avoir recours au QR code ?

Côté technologie, le QR code fait partie des technologies objet. C'est un type de code barre en deux dimensions, imprimé sur une étiquette. Il a été inventé en 1994 par Denso-Wave, pour assurer la traçabilité des pièces détachées produites dans les usines Toyota. Quel est l'intérêt de faire du neuf avec du vieux, me direz-vous, vu que le QR code existe depuis longtemps ? Parce que 20 ans en arrière, il n'y avait pas  encore la demande correspondante à la "Quick Response" offerte par le code ! Internet en était alors à ses balbutiements, le smartphone n'existait pas encore, ni les réseaux sociaux.

Aujourd'hui, les temps ont changé. La demande d'information explose sur internet. Côté usage, le QR code s'inscrit dans le prolongement naturel du smartphone, au même titre que les applications mobiles, mais il est bien plus simple et économique à mettre en œuvre. L'éventail de possibilités d'interaction offertes par un QR code est étonnant. Publié sous licence libre depuis 1999, on trouve de nombreux générateurs gratuits de QR code sur le web, plus ou moins perfectionnés, capables d'accomplir différentes actions très utiles, pour le fabricant d'un produit comme pour les utilisateurs. Une fois flashé avec votre smartphone, le QR code exécute la fonction pour laquelle il a été programmé :

  • Ouvrir une page web prédéfinie
  • Enregistrer une page web dans vos favoris
  • Envoyer un mail à une adresse prédéfinie
  • Recevoir une carte de visite
  • Appeler un numéro de téléphone sans composer de chiffre
  • Démarrer une visio sur Skype
  • Télécharger une plaquette ou un mode d'emploi en pdf
  • Ouvrir une page Twitter Facebook, Linkedin ou Viadeo
  • Visionner une vidéo sur Youtube
  • Effectuer un paiement avec Paypal
  • Se connecter à une borne Wifi
  • Etc.

Appliquer un QR code sur un produit change notre relation aux objets, de même que permettre aux visiteurs de se connecter à une borne Wifi en flashant ce petit rectangle change notre relation au lieu. Les objets et les lieux prennent une valeur sociale et relationnelle qui en fait des objets et des espaces intelligents, parce que connectés à des sources de contenus multiples qui prolongent notre expérience d'achat ou de visite, et font évoluer nos usages.

Avec un QR code, même les objets de la vie courante ont une âme

Le QR code répond en quelque sorte à l'interrogation célèbre du vers de Lamartine : Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? La réponse est oui, le QR code peut sortir de leur léthargie les  objets les plus courants comme les plus sophistiqués, qui se voient attribuer des fonctionnalités de service, multiples et immédiates. Ce petit sigle facile à repérer permet au consommateur de transformer l'expérimentation de n'importe quel produit ou endroit de la planète, en une relation socio-affective enrichissante.

D'où l'importance de construire soigneusement le type et le niveau de relation que vous voulez installer avec vos clients en matière de messages à faire passer, mais aussi de contenu, d'ergonomie, d'intuitivité, de cohérence avec votre secteur d'activité et votre marque.

AVANTAGES :

  • SMART ET ATTACHANT : Une simple étiquette permet de lire le contenu de l'objet avec un lecteur de QR code sur n'importe quel smartphone équipé d'un décodeur
  • INTELLIGENT À MOINDRE FRAIS : Un objet muni d'un QR code est un objet intelligent qui ne demande qu'à se connecter aux smartphones de vos clients
  • SOUPLE ET ÉVOLUTIF : Un objet connecté est un objet évolutif : il suffit de créer de nouveaux contenus
  • CRÉATIF ET ESTHÉTIQUE : Le QR code peut être personnalisé à vos couleurs et renvoyer à tout type de contenu

INCONVÉNIENT :

  • CESSITE UN LECTEUR DE QR CODE  : à la différence d'une puce NFC placée sur un lieu ou un objet qui s'active automatiquement par radiofréquence quand l'utilisateur approche son smartphone

Vous avez une idée de communication qui passerait mieux avec un QR code, ou vous vous demandez  comment booster vos documentations produits, modes d'emploi et autres marches suivre ?

Smart concepteur-rédacteur cherche objets non-connectés à faire parler...

Contact : 06 77 08 12 78

 

DEVIS DE CONCEPTION-RÉDACTION

... Conception d'accroches et de signature pub, rédaction de voix off vidéo/radio, pages web...

DEVIS DE GRAPHISME

... Création de logo, webdesign, visuel de pub, affiche, plaquette, dépliant...

L’interview : l’arme ultime du rédacteur pour écrire des contenus originaux

Comment différencier votre marque par l’écrit ? Prenez un exemple concret, vous devez écrire les textes de votre site internet. Un classique du genre...

Qui êtes-vous ? Quelle est votre activité ? Quels sont vos produits, vos services, vos valeurs ? Certains se contentent de faire le tour des discours des concurrents sur internet pour écrire une ixième version rewritée de ces pages récurrentes. Alors que rien ne remplace une interview de ceux qui ont la réponse dans l'entreprise pour faire naître un contenu original : le votre.

Faire appel à un concepteur-rédacteur "enquêteur" pour mettre des mots sur ce qui n’est pas écrit !

Pour me permettre de trouver les mots qui comptent sur votre marque ou votre entreprise, il suffit de me désigner une ou plusieurs personnes auprès de qui j'irai puiser l'info. Mon enquête peut commencer :

  • J'écris le questionnaire : c’est l’outil de base pour articuler un dialogue et faire ressortir ce qui est indispensable à connaître sur votre entreprise ou vos produits, mais aussi pour dégager ses valeurs, les vraies, celles qui sont reconnues et partagées par tous. Je vous propose au maximum 8 à 10 questions courtes à poser aux personnes de votre choix dans l’entreprise. Des questions ouvertes qui abordent leur bio, leur fonction, leur métier, leur perception de l’entreprise, mais aussi leur meilleur souvenir, leurs goûts personnels, leurs passions...
  • Je m’entretiens 20 mn au téléphone avec chaque personne : vous prévenez les personnes de mon appel. L’interview se fait au téléphone pour mieux capter le niveau d’écoute de l’interlocuteur.
  • Je rédige les notes de l’interview. Comme tout bon journaliste, je prend soin de mettre par écrit les réponses obtenues à mes questions. Me voilà en possession d’une matière précieuse pour écrire vos contenus. Il ne reste plus qu’à l’utiliser.
  • J'écris vos différents contenus : pages web, article de blog, storytelling, eblast, emailing…

Une interview bien conduite est toujours plus riche qu'on ne s'y attend. En plus des informations recherchées, elle révèle ce qui n’est pas écrit, structuré, pensé, formulé, communiqué, partagé, valorisé... autant d'infos, d'anecdotes, de traits d'humour qui représentent une mine d'inspiration pour un concepteur-rédacteur, mais aussi pour vous, chef d'entreprise, manager, directeur RH... Surtout si votre vision stratégique est, au-delà de trouver un nouveau logo pour votre activité toute neuve (on sait faire aussi chez Sautcreatif !), de dégager les vraies valeurs de votre entreprise, sur lesquelles fonder votre concept de communication.

 Avantages de l'interview : la qualité et la personnalisation de vos contenus

Je mets régulièrement en pratique cette technique de travail, pour la plus grande satisfaction de mes clients et de leurs équipes: UNITRON, AFC, ESTHETIQUE MAIN... Cela fait gagner un temps précieux quand l'objectif est d'écrire des contenus à haute valeur ajoutée, dans des délais parfois très courts.

  • Exprimer l’ADN de votre entreprise et fédérer vos ressources humaines à travers une communication interne et externe cohérente
  • Améliorer la communication avec vos équipes sur le terrain et les valoriser dans leur rôle d’ambassadeur de l’entreprise
  • Disposer de la matière à réflexion et à rédaction, avis, points de vue, témoignages, success story, informations techniques sur vos produits et services

Une interview à mener, des contenus à rédiger ? 06 77 08 12 78

DEVIS DE CONCEPTION-RÉDACTION

... Conception d'accroches et de signature pub, rédaction de voix off vidéo/radio, pages web...

DEVIS DE COMMUNICATION

... Création de concept, nom, accroche, visuel de campagne...

chaussures de femmes avec talons frondes

C’est quoi la différence entre une idée et un concept ?

Demandez à un directeur de création pourquoi il choisit une piste créative plutôt qu’une autre, vous l’entendrez sûrement répondre : "Parce que là, y’a un concept !"

Il n’est pas toujours facile d’expliquer comment repérer un "vrai" concept parmi de simples idées créatives. Zapping :

  • L'éleveur de volailles Loué qui montre un policier en train de flasher un poulet pour vanter ses contrôles...
  • Jean-Claude Vandamme qui fait un grand écart entre deux Renault Trucks, avec ou sans « trucage »...
  • Evian qui vous "babyfie" sur votre smartphone avec votre jeunesse intérieure...
  • Orangina qui réveille la bête qui est en nous pour étancher notre soif...
  • Mac Donald qui communique sans mettre son logo pour démontrer que l’image du Big Mac suffit à évoquer son nom...
  • Vogue qui choisit la top model palestinienne Gigi Hadid pour incarner son nouveau site pendant qu’Israel bombarde Gaza...
  • Burger King qui offre un sandwich en échange du désabonnement de sa page Facebook, quitte à perdre 30 000 fans...
  • Londres qui remplit la City de mégots géants…

Autant de concepts différents qui ont pour origine une idée créative plus ou moins bonne. Essayons d’y voir plus clair :

Pas de concept sans idée

Une idée est une production mentale. Tout le monde a des idées plus ou moins bonnes et séduisantes, parfois géniales. Mais qui a des concepts ? Personne, même les concepteurs-rédacteurs lorsqu’ils imaginent une campagne de communication ou les directeurs artistiques quand ils créent un visuel n’ont de concepts tout faits ! Ils doivent les fabriquer de toute pièce à partir des idées et se servent pour cela du langage. C’est pourquoi le concepteur est aussi rédacteur.

C'est quoi le concept ?

Un concept de communication est le processus original de mise en situation d’une idée par rapport à une stratégie marketing. Il permet de transcender le positionnement de la marque sous une forme créative qui se décline facilement sur les différents supports de la campagne : affichage, presse, radio, film, web… Il peut être original -c'est-à-dire jamais utilisé avant- par le sens de l’accroche ou de la signature, le style graphique et l’impact de l’image, le ton adopté, le décalage, l'important c'est qu'il soit pertinent et mémorisable. Exemple intéressant : la vidéo de l'agence Ouimarketing.

A quoi reconnaît-on un concept ?

Souvent à double lecture, un concept de communication doit avoir la force de l’évidence pour véhiculer les valeurs de la marque, du produit ou du service. S'il s’inspire des bénéfices à mettre en avant ou des obstacles à surmonter, il doit s'appuyer aussi sur un élément représentatif pertinent, en rapport avec l’actualité, une symbolique, une prise de position, un comportement du marché, des attitudes, un fait de société, une tendance et plus largement sur tout ce qui constitue l’éco-système en mouvement dans lequel une marque évolue.

Un concept de communication met en scène une représentation idéalisée de la marque à travers une idée, un slogan, un univers, une égérie ou un leader d’opinion. Son originalité se reconnait à l’évidence avec laquelle il fait passer le message et à la cohérence avec l'image perçue de la marque par le public.

Le concept n’est pas la création

Le concept donne l’orientation du message mais il ne peut pas être réduit au message. Au contraire, le concept concentre l'ADN de la marque dans un leitmotiv destiné à être diffusé sous différentes formes. Pivot de la campagne, il a pour but de positionner fortement la marque par rapport à ses concurrents, dicter la charte graphique de perception visuelle de son univers et le message en substance à faire passer, la ligne éditoriale à adopter. Sa durée de vie est plus ou moins longue, de quelques mois à... des décennies pour les plus grandes marques mondiales.

A quoi ça sert un concept ?

Si vous voulez que le public retienne votre marque, ne l'ennuyez pas avec une idée mais réveillez-le avec un concept. Car la fonction essentielle d'un concept de communication est de se rappeler à la mémoire du consommateur au moment de son arbitrage entre Pepsi et Coca, Volkswagen et Peugeot, Apple et Samsung, votre marque et les autres... 

Le concept a recours à l'imaginaire et à la mémorisation pour sublimer la plus austère stratégie de communication en conte de fée et le plus audacieux positionnement marketing en prince charmant. Dans son livre sur les techniques de mémorisation "Moonwalking avec Einstein: L'art et la science de se souvenir de tout ", Joshua Foer soutient que "l'idée générale de la plupart des techniques de mémorisation consiste à changer quelque chose d'ennuyeux à faire entrer dans votre mémoire en quelque chose de si coloré, si passionnant, et si différent de tout ce que vous avez vu avant que vous ne pourrez pas l'oublier ". 

Envie de parler de votre concept ?

Contact : 06 77 08 12 78

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... Conception d'accroches et de signature pub, rédaction de voix off vidéo/radio, pages web...

DEVIS DE COMMUNICATION

... Création de concept, nom, accroche, visuel de campagne...

Tutorial vidéo n°1 : 5 mm pour installer WordPress

FORMATION WORDPRESS

Rien de tel que le film d'une capture d'écran pour découvrir l'installation de WordPress en local, c'est-à-dire sur votre ordinateur. Une fois votre site développé localement, vous n'aurez plus qu'à le mettre en ligne chez l'hébergeur de votre choix, OVH, 1&1... !

Télécharger WordPress, ouvrir MAMP, créer votre base de données dans PHPMyAdmin, dézipper et installer les fichiers de WordPress dans le répertoire htdocs de MAMP... Ce petit tutorial vous montre en image comment créer facilement votre premier site ou blog WordPress.

De quoi avez-vous besoin ?

  • 5 minutes sans être dérangé
  • Un ordinateur Mac ou PC
  • Un serveur web local MySQL, PHP5 et PHPMyAdmin déjà installés sur votre machine : logiciel MAMP sur Mac, ou WAMPSERVERpour PC
  • Une connexion internet
  • Un navigateur web : Firefox, Chrome, Safari... C'est tout !
Marcel Duchamp

Interview de Marcel Duchamp : « Je ne crois pas à l’art, plutôt à l’artiste. »

En 1964, le critique d’art du New Yorker Calvin Tomkins eut plusieurs fois l’occasion d’interviewer l’artiste Marcel Duchamp. Restées inédites, ces rencontres avec l’inventeur du Ready-made sont publiées pour la première fois aux Etats-Unis.

En voici des extraits parus en Italien dans le journal Repubblica, que je me suis fait un plaisir de vous retranscrire dans la langue de Molière. Histoire de rendre au génie de Marcel Duchamp ce que le français lui avait donné, la naissance à défaut de reconnaissance…

Des propos qui vont à contre-courant de la conception de l’art et qu’il fait bon de relire à cinquante ans de distance.

C.T : … J’aimerais que vous me parliez de votre vie à New York avant la Grande Guerre. Vous avez dit que la cité avait beaucoup changé depuis.

Marcel Duchamp : La vie a changé partout dans le monde. Prenez les taxes. En 1916 et 1920, les taxes n’existaient pas, ou elles étaient tellement négligeables que les gens n’y pensaient jamais. Aujourd’hui, quand approchent les mois de mars et avril, tous s’agitent et se plaignent de ne pas pouvoir s’acheter ceci ou cela parce qu’ils doivent payer les taxes.

Cette frénésie était inconnue à l’époque. Et même le reste de la vie en général était plus tranquille, au moins dans les rapports entre personnes. Il n’y avait pas la course des souris, cette course forcée au succès qu’on connait maintenant. Le monde entier aujourd’hui a l’obsession de courir au succès.

C.T : Mais, malgré tout ce mercantilisme et cette course au succès, force est de reconnaître que parmi les artistes plus jeunes aujourd’hui, on trouve un grand ferment, beaucoup d’inventivité, d’excitation… (nous sommes en 1964)

Marcel Duchamp : Oui, à l’époque il y avait moins de mouvements qu’aujourd’hui et pas autant d’artistes. Faire le métier d’artiste était réservé à peu, tandis qu’aujourd’hui, un jeune qui n’a pas de prédisposition particulière pour quelque chose te dit : “Peut-être que j’essaie dans l’art.” De mon temps, les jeunes qui ne savaient pas quoi faire essayaient la médecine, ou étudiaient pour devenir avocats. C’était ce qui se faisait.

C.T : Pensez-vous l’idée diffuse que faire de l’art est simple ?

Marcel Duchamp : Non, ce n’est pas plus simple qu’avant de faire de l’art, c’est qu’il y a plus de galeries. Mais aussi beaucoup plus de concurrence.

C.T : Et d’après vous, toute cette nouvelle activité artistique n’est pas un signal positif ?

Marcel Duchamp : Oui, si on le regarde d’un point de vue social. Mais sur le plan esthétique, cela me semble très dommageable. A mon avis, une production aussi abondante ne peut générer que médiocrité. Il n’y a pas le temps de de réaliser des œuvres vraiment belles. C’est ce que j’appelle l’intégration de l’artiste dans la société.

Cela signifie que l’artiste a acquis un statut équivalent à celui de l’avocat, du médecin. Il y a cinquante ans, nous étions des parias. Les parents d’une jeune fille n’auraient jamais consenti à lui faire épouser un artiste.

Marcel Duchamp : “L’artiste a acquis un statut équivalent à celui de l’avocat, du médecin. Il y a cinquante ans, nous étions des parias.”

C.T : Mais cela vous plaisait d’être vu comme un paria ?

Marcel Duchamp : Ah oui, bien sûr, ce n’est pas très commode mais au moins tu as la sensation de réaliser quelque chose de différent et d’inhabituel, qui restera pendant des siècles après ta mort.

C.T : Donc, vous désapprouvez le fait que l’artiste s’intègre dans la société ?

Marcel Duchamp : D’un certain côté, c’est une chose très plaisante parce qu’il y a la possibilité de gagner sa vie avec l’art. Mais c’est délétère du point de vue de la qualité du travail fourni.

Je suis de l’avis que les choses importantes doivent être réalisées avec lenteur. Je ne crois pas à la vitesse et c’est ce qui se produit avec l’intégration. Je ne crois pas à la rapidité, à la vitesse, concepts désormais introduits dans l’art, pour pouvoir le faire vite.” Plus c’est rapide, meilleur c’est” disent-ils.

C.T : Vous avez déclaré que votre œuvre a contribué à créer ce phénomène que vous venez de décrire. La création des ready-made par exemple…

Marcel Duchamp : Mais quand je réalisais des choses comme celles-ci, ce n’était pas avec l’idée d’en produire des milliers. L’objectif était de me soustraire à la capacité d’échange, à la monétisation pour ainsi dire de l’œuvre d’art.

Je n’ai jamais eu l’intention de vendre mes ready-made. C’était un geste pour démontrer qu’il était possible de faire quelque chose, sans l’arrière pensée d’en tirer de l’argent. En fait je ne les ai jamais vendus. Je ne les ai même jamais exposés. Personne ne les a jamais vu jusqu’à il y a une vingtaine d’années.

Quand je les ai exposés à la Galerie Bourgeois en 1916, Bourgeois me fit comme une faveur de les inclure dans l’exposition, comme une chose ironique (de sa part, pas de la mienne).

Si je suis responsable de ce qui arrive aujourd’hui, je le suis jusqu’à un certain point, pas entièrement.

C.T : Que pensez-vous de la conception contemporaine de l’art comme de quelque chose qui n’est pas fixe, qui est autre chose qu’un chef-d’œuvre fixé au mur ?

Marcel Duchamp : La difficulté est de le faire comprendre à celui qui l’achète. Les collectionneurs sont une catégorie très traditionaliste ! En général, ils ne sont pas suffisamment intelligents. Ils ont tendance à sentir les choses, se laissent guider par leurs sensations, ce ne sont pas des intellectuels.

Pour eux, c’est déjà un grand pas en avant de comprendre que ce qu’ils achètent n’est pas fait pour être accroché à un mur ou décorer leur habitation. Ils sont toujours prêts à dire :” Je veux l’acheter surtout pour le montrer à mes amis”, ou “quand ils viendront à mon cocktail, je veux qu’ils voient mon Rauschenberg”.

Ils veulent regarder les couleurs et la combinaison des formes et dire avec désinvolture :” Oh celui-ci je l’adore, il ne te plait pas ? Ah il est merveilleux”. C’est leur vocabulaire. Un vocabulaire merveilleux, non ? (éclat de rire)

Marcel Duchamp : “Les collectionneurs sont une catégorie très traditionaliste ! En général, ils ne sont pas suffisamment intelligents.”

C.T : Serait-ce plus salutaire si le collectionneur recevait ces œuvres d’une façon plus proche de l’esprit avec lequel elles ont été conçues ?

Marcel Duchamp : Au moins il y aurait une possibilité de retourner à une approche spirituelle qui aujourd’hui manque complètement. Ou plutôt, qui est occultée par la valeur monétaire des tableaux.

Ceux-ci peuvent être très spirituels mais le collectionneur finit toujours par dire : “je l’ai payé tant.” Ou trop, ou trop peu, et c’est bien dans les deux cas. Si c’est trop peu, il demande : “J’ai mal fait ?”. Et si c’est trop, il dit “Je suis fier de l’avoir payé si cher”.

C.T : Vous pensez que le mercantilisme soit devenu le caractère dominant dans le monde de l’art aujourd’hui ?

Marcel Duchamp : C’est l’effet de l’intégration. Cela signifie que si un avocat ou un médecin font quelque chose, il sont payés pour cela, et c’est une chose entendue qu’ils doivent être payés pour les services qu’ils rendent. Dans le cas de l’artiste -intégré pour la première fois depuis un siècle parmi eux-, il doit être payé pour ce qu’il fait. C’est normal, automatique. Personne ne se préoccupe plus de raisonner là-dessus ni d’avoir à le justifier.

C.T : Selon vous, que peut faire un jeune artiste pour briser les cages d’aujourd’hui, comme vous avez brisé celles d’hier, avant la Grande Guerre ?

Marcel Duchamp : Le grand artiste de demain devra entrer en clandestinité. Si la chance est avec lui, il sera reconnu comme tel après sa mort, mais il pourrait aussi passer inobservé. Entrer en clandestinité signifie ne pas être tenu d’interagir en termes d’argent avec la société.

Ne pas accepter l’intégration. Aujourd’hui, un artiste peut être un génie, mais si il se laisse contaminer par les flux financiers qui lui tournent autour, son génie fondra jusqu’à disparaître.

En dépit de ce qu’aura dit ou fait l’artiste, il restera de lui quelque chose qui n’a rien à voir avec ce qu’il désirait : son œuvre aura été capturé par la société qui se la sera appropriée. L’artiste ne compte pas. La société prend ce qu’elle veut. C’est l’interaction avec le public qui fait le tableau. Sans cela, il disparaîtrait dans un grenier, aucune œuvre d’art n’existerait vraiment.

L’œuvre d’art est toujours basée sur deux pôles : le public et l’auteur, et l’étincelle qui résulte de cette action bipolaire donne vie à quelque chose, comme l’électricité. Il n’y a pas besoin de dire que l’artiste est un grand penseur parce qu’il produit l’œuvre d’art. L’artiste ne produit rien tant que celui qui regarde ne dit : “Tu as fait quelque chose de merveilleux”. C’est celui qui regarde qui a le dernier mot.

Marcel Duchamp : “Le grand artiste de demain devra entrer en clandestinité.”

C.T : En d’autres mots, l’artiste ne devrait pas se considérer un être suprême ?

Marcel Duchamp : Essayez de lui dire ! Un artiste me répondrait : “Tu es fou ! Je le sais ce que je suis en train de faire”. Ils ont un ego démesuré. Nauséabond.

C.T : Mais c’est une attitude qui est en train de changer, non ? Les artistes pop-art semblent se prendre moins au sérieux que les expressionnistes abstraits.

Marcel Duchamp : Oui, c’est une sorte d’humorisme et ce n’est pas un mal. C’est peut-être même le présage d’une époque dans laquelle l’humour entrera dans l’art, dans laquelle les gens ne seront plus aussi sérieux et l’argent aussi important. Et il y aura du temps libre à disposition. Il faudrait trouver un système grâce auquel tous ont assez d’argent, sans devoir travailler pour le gagner.

C.T : Vous n’avez jamais cherché à discuter de ces théories avec un autre artiste ?

Marcel Duchamp : En général, je n’aime pas discuter. Avec les artistes, on ne discute pas, tu dis des paroles et eux disent des paroles, il n’y a pas la moindre concession. Zéro absolu. Magnifique des deux côté, un tas de paroles neuves, un langage poli, mais aucun échange réel et aucune compréhension des idées de l’autre.

C.T : Si on revient au discours mercantiliste, quelle est l’importance du rôle du marchand d’art dans la vie des artistes ?

Marcel Duchamp : Ils ont lancé tellement de jeunes. Mais il y a aussi des poux qui vivent sur les épaules de l’artiste. Même les collectionneurs sont des parasites. Ils me plaisent beaucoup, ce sont des personnes sympathiques, mais cela n’a rien à voir avec leur caractéristique de fond d’être des parasites de l’artiste. Ils sont une forme de parasitisme très particulier qui, au lieu d’être un obstacle, valorise.

C.T : Vous avez déclaré que nous sommes au point le plus bas dans l’histoire de l’art.

Marcel Duchamp : En réalité, il n’y a pas un point plus bas et un point plus haut, mais j’ai peur que de notre cher siècle, dans cinq cent ans, on ne se rappellera pas grand chose. Par rapport au dix-huitième siècle, il aurait la même valeur que le dix-septième, avec ses formes artistiques jugées frivoles, légères, plus ou moins décoratives. De plus, l’art du dix-neuvième est réalisé de façon à ne pas durer. Les matériaux employé pour produire l’art sont extrêmement périssables. Les artistes utilisaient des pigments pauvres. Je l’ai fait moi-même. Le résultat, c’est que bientôt, beaucoup de ces œuvres disparaîtront. Les tableaux s’émiettent continuellement, ils sont réparés et restaurés en permanence. Et même les restaurateurs les détruisent en partie parce qu’ils les restaurent trop. Quand une croute de peinture se détachent, il faut recoller le morceau et cela comporte une autre retouche. Tout cela a un nom : art rapide, art pour l’instant présent, qui se moque du futur ou du passé. Je retiens que cela a été la caractéristique de tout le siècle, des fauvistes aux suivants. Il fallait faire un tableau en un après-midi. Autrement tu es stupide. Ou mieux, tu es jugé sans importance. Mais c’est une chose que je ne peux pas admettre. Quand je fais une chose, je ne la fais pas en cinq minutes ou en cinq heures, mais en cinq ans. Je pense que la lenteur de l’exécution possède quelque chose qui rend plus probable de produire une œuvre durable dans son expression, une œuvre qui à distance de cinq siècles sera considérée encore importante.

C.T : Pouvez-vous mieux développer le concept “sortir de la tradition” ?

Marcel Duchamp : Cela devrait être l’attitude adoptée par celui qui veut trouver quelque chose de propre. Pour faire quelque chose de personnel, vous devez oublier ce que vous avez appris. C’est quand vous commencez à oublier que vous trouvez quelque chose… d’autre. Certes, Peut-être vous essayez sans jamais réussir. Vous croyez faire quelque chose de totalement personnel et un an après, vous le regardez et vous voyez les racines d’où proviennent inconsciemment votre art. Le Nu qui descend l’escalier n’était pas quelque chose de nouveau pour moi au moment où je le faisais. Je ne le savais pas. Seulement après, devant la réaction des autres, j’ai découvert que c’était quelque chose de nouveau.

C.T : On a beaucoup écrit sur le ready-made, forme de protestation contre l’art vu comme une marchandise. Vous préférez considérer l’art comme une forme de magie ?

Marcel Duchamp : Plus j’avance, plus il me semble que ce soit impossible. Il y a ce dilemme, comme vous avez souligné, lié au fait que celui qui regarde est aussi important que l’artiste. J’attribue au public quasiment plus d’importance qu’à l’artiste, parce que non seulement il regarde, mais parce qu’il émet aussi un avis. Je pense que c’est le moyen pour introduire dans la société le jeu sans importance de l’art. C’est comme un jeu entre le spectateur et l’artiste. Comme la roulette ou une drogue. Donc l’aspect magique de l’art est quelque chose auquel je ne crois plus, je crains d’être un agnostique de l’art. Je ne crois pas dans l’art avec toutes ses fioritures, la mystique, la révérence etc. En tant que drogue, il est très utile pour énormément de gens. C’est un sédatif qui provoque la dépendance.

Marcel Duchamp : “En tant que drogue, l’art est très utile pour énormément de gens. C’est un sédatif qui provoque la dépendance.”

C.T : C’est une drogue aussi pour l’artiste ?

Marcel Duchamp : Oui, mais d’une autre façon. C’est un aspect psychologique, le fait de se mettre sur un piédestal. L’artiste fait tout son possible pour penser qu’il entrera faire partie des collections du Louvre ou du Metropolitan Museum. En utilisant l’art comme une échelle. C’est un autre chapitre de la vie, le chapitre de l’ambition. Mais cela se trouve de partout.

C.T : Votre définition de l’art par certains côtés se rapproche de celle de Matisse, l’art comme fauteuil commode ?

Marcel Duchamp : Certainement, cela présente divers avantages. Mais en même temps, il n’y a pas besoin de lui donner cette reconnaissance d’être une espèce de religion. Dieu est beaucoup mieux (il rit). Tout ce qui est systématisé met peut de temps à devenir stérile. Rien ne possède une valeur éternelle. Cela dépend comment l’accueille la société. La pauvre Joconde désormais est finie, pour autant que son sourire soit merveilleux, elle a tellement été regardée qu’il a disparu. Je suis convaincu que quand un million de personnes regarde un tableau, par le seul fait de le regarder ils le modifient. Dans le sens concret. Vous comprenez ce que je veux dire ? Ils modifient l’image physique sans s’en rendre compte. Il y a une action, transcendantale naturellement, qui détruit de manière absolu tout ce que vous auriez pu voir quand elle était encore vivante. Le public est partie intégrante de la réalisation du tableau, mais il exerce aussi une influence diabolique, simplement par le fait de le regarder. La même chose est arrivée avec mon Nu descendant l’escalier. De tableau scandaleux, il est devenu une peinture ennuyeuse, parce qu’il a été trop regardé. Ah, encore le Nu (il rit).

C.T : En décidant de repousser les limite des lois de la physique et de la chimie, vous cherchez à adopter un point de vue ironique ?

Marcel Duchamp : Oui, avec l’idée que cela serait plus qu’un jeu, quelque chose pour lequel il vaille plus la peine de vivre : réussir à repousser les limites de ces lois, les rendre plus élastiques…

C.T : Pourquoi la vie serait-elle plus intéressante ainsi ?

Marcel Duchamp : Il y aurait plus d’imagination, plus de liberté d’action, plus de manque de sérieux, plus de jeu, plus d’espace pour respirer au lieu de travailler. Pourquoi l’homme devrait-il travailler pour vivre , Le pauvre a été mis sur la terre sans son consentement. Il est obligé d’être ici. Le suicide est une chose difficile à réaliser. La vie c’est les travaux forcés. C’est notre destin, nous devons travailler pour respirer. Je ne comprends pas pourquoi c’est aussi admirable. Je conçois parfaitement une société dans laquelle il y ait une place pour les fainéants. J’avais même pensé fonder une maison pour les fainéants, l’Hospice des paresseux. Si tu es fainéant et que les gens acceptent que tu ne fasses rien, tu as le droit de manger, de boire, d’avoir un abri. Une maison dans laquelle tout cela gratuitement. A condition de ne pas travailler. Si tu commences à travailler, tu es chassé.

C.T : Votre vie est remplie par l’art, mais il semble que vous ne croyez pas tant à l’art ?

Marcel Duchamp : Je ne crois pas à l’art. Je crois à l’artiste.

Texte librement traduit de l’italien au français, à partir d’une traduction de l’anglais en italien de Fabio Galimberti. Photographie empruntée sur le site ArtPlastoc