Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car l’homme aura disparu de la surface de la terre. Et au bout d’un long silence, la planète reprendra son grognement, son gazouillement, ses crissements et gémissements, ses vagissements, ses hullulements et autres piaillements et coassements qui sont autant de langues plus évoluées que les notres pour dire l’essentiel puisqu’il suffit de les parler pour les savoir.

En fait, c’est en développant sa conscience, que l’homme a commencé à se sentir double et différent de toutes les autres créatures. L’idée d’une supériorité naturelle sur la bête s’est installée et développée avec l’aide des religions. Pourtant, ce sentiment qu’un autre nous habite nous empêche d’être au monde sans y penser, comme les animaux, obligeant à nous poser en permanence des questions embarrassantes. Et tout esprit libre s’aperçoit très vite que la vie dans nos sociétés est largement aussi dangereuse, avec ses asiles psychiatriques et ses prisons, que la vie sauvage courte et cruelle régie par les seules lois de la nature.

Alors, il faut bien le reconnaître, une fois épuisées toutes les versions philosophiques échafaudées par les penseurs les plus hardis, le problème qui saute aux yeux, c’est que notre vie civilisée n’offre pas plus de sens pour notre conscience – en dehors des mythes de l’histoire et des religions- que la vie spontanée et soit-disant irréfléchie des animaux. La vérité est ailleurs et innommable, nous le savons parfaitement puisque nous y allons tous. Divisés par deux dès notre naissance et la séparation de notre mère, nous savons seulement venir de l’unité, pour nous éparpiller dans une douloureuse et mortelle dispersion de tous les atomes de matière, de pensées et d’émotion qui composent notre être. Comme l’éphèmère d’un jour ou l’éléphant centenaire, rien de plus, rien de moins.

ART VIDÉO

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Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

PHOTO D’IDENTITÉ

Photo de la carte d’identité. Si vous n’avez pas une tête de délinquant, la photo n’est pas bonne. Elle peut être refusée par la grosse truie du bureau qui pense Le Pen mais qui vote Sarkozy. Elle n’a pas son pareil pour repérer les fraudeurs. Ne pas sourire, ne pas porter de lunettes, ne pas...Continue reading

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