LES DEUX SQUELETTES DE CHRISTOPHE COLOMB

Île d’Hispaniola, 12 janvier 2010
 
Une pièce d’un euro tomba du ciel et roula dans la poussière. Elle sembla hésiter un instant, en équilibre sur la tranche, comme l’œuf de Colomb, avant de s’immobiliser face contre terre entre deux pieds sales. Un groupe de touristes enfila le pas d’un guide arborant un grand parasol aux couleurs vives. Recroquevillé au pied d’une murette sous un sombrero de paille, le propriétaire des deux pieds sales n’esquissa pas le moindre mouvement au passage du groupe d’européens bariolés.
Une odeur de viande de cabri et de haricots bouillis s’éternisait sur le quartier Est de la ville de Saint-Domingue. C’était la fin de l’après-midi. L’ombre de l’énorme croix couchée dans le béton du Phare à Colomb s’allongerait bientôt sur l’indio comme un funèbre poncho. A quelques rues de-là, une Jaguar blanche aux vitres teintées fit le tour d’une place plantée d’orangers et de citronniers. La limousine passa devant la mitrailleuse lourde d’un poste de contrôle entouré d’enfants, avant d’emprunter une ruelle bordée de vieilles maisons de style colonial.
Invisible derrière les collines pelées qui serpentaient autour de la ville, bien au-delà de Haïti, de Cuba et du Golf du Mexique, un crotale glissait lentement au pied d’un figuier de barbarie. Il s’enfila entre les éboulis de roches surplombant les eaux grises et salées du lac de Texcoco. Haut dans le ciel outremer, une minuscule tâche noire tournoya comme une hallucination avant de disparaître au-dessus d’une forêt de cactus candélabres, parsemée de rares agaves.
Pour les visiteurs qui se succédaient sur le passage menant au Phare à Colomb, l’indio semblait appartenir seulement au passé des lieux. Comme une pierre du chemin n’attendant que le coup de pied rageur ou distrait de l’histoire en marche. Ce qu’ils ne pouvaient entrevoir sous le sombrero, c’était les yeux du vieux mexica qui roulaient sous leurs paupières. Il rêvait ou plutôt délirait en proie aux visions de la fièvre dans sa langue nahuatl …
“… La chevelure rousse de Cortès flamboyait dans les yeux incrédules de Moctezuma. L’empereur Aztèque vacilla… Etait-ce le Dieu de l’étoile du matin Quetzalcoatl, de retour du royaume souterrain de Mictlan, qui lui apparaissait sur son radeau de serpents ? Les ossements des anciens n’avaient donc pas suffi pour reconstruire le Cinquième Monde. Les prêtres devaient encore offrir du sang à de nouvelles vies. Beaucoup de sang…”
La joue de l’indio s’agita sous l’effet d’un tic nerveux.
“… Le disque d’or du soleil pointait mille lances de feu sur l’armure du conquistador. Quel était donc ce Dieu sans plumage, juché sur un étrange hippocampe terrestre à quatre pattes ? Le cheval de Cortès lâcha alors un long jet d’urine, ponctué par un chapelet de crottin. Moctezuma se ressaisit. Il fit bruisser ses plumes sacrées et ordonna d’un cri à ses innombrables guerriers de fondre sur le petit groupe d’espagnols.”
Le corps du vieil indio fut agité par un bref soubresaut. Il pensa dans son rêve :
“… La fin des temps n’est pas pour demain. Pour la bonne raison que le temps n’a pas de fin.”
Au-delà de l’horizon incertain du Phare à Colomb, lové dans un pneu de camion abandonné au bord de la route, un jaguar scrutait l’entrée de la vallée menant à Mexico. Avec un peu d’imagination, on aurait pu deviner au loin la présence sourde de l’océan, la plage de Veracruz et des nuées de petits mexicas qui sautaient dans les rouleaux de l’Atlantique derrière de frêles caravelles de plastique.
Un chien s’approcha et renifla les pieds nus d’un air entendu. L’indio poursuivait son rêve, indifférent aux allées et venues des touristes…
“… D’un coup sec, le prêtre Aztèque trancha la tête de Cortès. Il l’exhiba à la foule, avant de la laisser retomber lourdement sur les marches du temple. Elle roula comme un vulgaire tacos enfariné de poussière au pied de la pyramide, en crachant ses dents unes à unes, au bout de longs filets de salive et de sang.”
Un quart de dollar vint rejoindre l’euro sur la terre battue, suivi d’une pièce de dix pesos mexicains. Un nouveau groupe de touristes emboîta pesamment le pas de son chef, tenant à bout de bras un parapluie aux couleurs du drapeau américain. Des mouches décrivaient de rapides écliptiques autour du sombrero du vieux mexica, tout à son rêve…
“… Les voiles en berne floquaient sur la mer d’huile. Affamés depuis des jours, les hommes de Moctezuma se partageaient les restes du dernier prisonnier espagnol sacrifié. Les cales étaient désormais vides de plaintes. Seuls, le grincement lancinant des bois et le plongeon des os de l’homme jetés par-dessus bord troublaient le silence. Soudain, une légère brise fit claquer un hauban.”
Au bout d’un pâté de maisons cossues à l’est de la ville, un portail de fer forgé orné d’arabesques s’ouvrit automatiquement devant la Jaguar blanche. Elle s’engouffra dans la cour en déclenchant le mouvement de deux caméras de surveillance. Le conducteur se gara près d’un énorme SUV Chevrolet noir. Il coupa le moteur, ajusta ses Ray-Ban et son Panama dans le rétroviseur, avant de se saisir d’une valise sur la banquette arrière. Il fit quelques pas et disparut dans les frondaisons d’ipomées qui masquaient l’entrée d’un patio.
Le vieux Mexica rêvait toujours…
“… Une alouette de mer se percha sur la pointe d’un mât. Le vent passa une main invisible dans les cheveux de jais des Aztèques. Tous les regards interrogèrent le ciel. Un rideau de nuages déchiré d’éclairs s’avançait menaçant, en direction des navires espagnols immobilisés dans le pot au noir. De grosses gouttes de pluie commencèrent enfin de tomber sur les visages brûlés emplis de crainte.”
Dans l’éternité suspendue au-dessus des eaux grises et salées du lac de Texcoco, devant une anfractuosité rocheuse empestant le guano, l’aiglon à peine débarrassé de sa coquille eut tout juste le temps de fixer le serpent à sonnettes de son œil grand ouvert.
“… La morsure fulgurante du crotale renversa le ciel du Cinquième Monde sur la prophétie du dieu Huitzilopochtli. Le sang rouge des figues du Nopal perça de mille venins la langue asséchée du prêtre mexica.”
Une ombre immense se déploya dans le ciel, mais le grand aigle arriva trop tard…
“… Le crotale avait gobé l’œuf de Colomb. La prophétie des Aztèques ne pourrait plus se réaliser. Personne ne verrait l’aigle avec le serpent entre les serres se poser sur le cactus. Adam et Eve ne mangeraient pas la pomme. Et la fondation de Mexico pouvait attendre le passage d’un autre cycle.”
A ce moment précis, de l’autre côté de l’Atlantique, un groupe de corbeaux décolla des flèches de l’immense cathédrale de Séville dans la nuit froide de janvier. Des pas furtifs résonnèrent dans l’entrée glaciale de l’édifice, entrecoupés de bruits secs et de murmures. Après plusieurs génuflexions rapides, trois bigotes voilées de dentelles noires se mirent à tournoyer avec des chiffons et des balais autour du tombeau de Christophe Colomb, juché sur les épaules de quatre statues de marbre pour ne pas toucher la terre d’Espagne.
Simultanément, à l’intérieur du Phare à Colomb sur l’île d’Hispaniola, une armada de touristes visitaient incrédules l’autre mausolée censé renfermer aussi la dépouille du découvreur de l’Amérique. Dehors, les militaires en passe-montagnes et gilets pare-balles observaient distraitement, derrière des sacs de sable, la bande d’enfants lancés à la poursuite d’un ballon de foot qui manqua de peu d’arracher le sombrero le l’indio.
En se baissant un peu pour voir sous la pyramide de paille, il n’aurait échappé à personne que le vieux mexica était ivre mort, en proie aux visions les plus étranges…
“… Les ruines de la cathédrale de Cadix fumaient. Sous la garde d’une armée de guerriers à moitié nus, une multitude d’esclaves espagnols hâlaient péniblement de lourdes pierres sur les marches vertigineuses d’une pyramide Aztèque. Le temple s’élevait en vision accélérée et des ruisseaux de sang s’écoulaient le long des parois.”
Tel l’aigle sacré, le vieux survolait Grenade, Séville, Cordoue, la Castille, l’Aragon…
“… Les cathédrales de toute l’Espagne s’effondraient les unes après les autres sur son passage, laissant place à d’imposants temples Aztèques. Puis le vieil indio replia ses ailes sur sa longue queue de plumes et se posa devant Charles Quint encadré par quatre soleils noirs. Avec un air solennel qu’il ne se connaissait pas, il demanda à l’empereur du Saint-Empire romain germanique d’abjurer sa foi en un dieu crucifié pour adorer Huitzilopochtli. Il lui dit aussi qu’il n’avait rien à craindre parce que son rang le prédestinait à un destin unique. Son sang royal serait versé dans la coupe du soleil pour former la “quintessence” du cinquième monde. Grâce à son sacrifice, la roue du temps cyclique se remettrait en mouvement et du même coup, le futur serait effacé. Plus d’Apocalypse ni de fin du monde.”
Le temps tout entier sembla se contracter en une seconde. Le temps pour une fourmi rouge de rentrer et de sortir d’une narine du vieux qui fit une grimace.
Dans la piscine du patio, une femme nue derrière d’immenses lunettes Channel lézardait sur un serpent à plumes gonflable, un Ipod dans les oreilles. L’homme au Panama apparut entre les frondaisons d’ipomées. Il posa la valise, se jeta en arrière sur un transat et ouvrit la boîte en écailles de tortue caretta caretta qui trônait sur la table de mosaïque, ornée de motifs précolombiens. Il s’enfila une pincée de poudre blanche dans chaque narine. L’amertume de la cocaïne lui fit cligner les yeux. Il se pinça nerveusement le nez d’une main, tandis que de l’autre, il serrait la croix incrustée de diamants qui pendait sur sa poitrine épilée. Sa Rolex en or marqua 16h53.
C’est alors qu’une énorme explosion souffla le toit de l’hacienda et fit voler le sombrero, semant la panique parmi les touristes et les habitants du quartier colonial. Des sirènes se mirent à hurler dans tous les coins de la ville. Les deux squelettes de Colomb – le découvreur du nouveau monde et le fossoyeur de l’ancien – se retournèrent dans leurs tombes respectives. L’un dans son phare de béton armé, l’autre dans sa cathédrale de pierre et d’or, de l’autre côté de l’océan.
Le vieux mexica se releva en titubant dans la poussière et les éboulis, au milieu des gens hébétés. En archéologue shaman d’un monde de narcotrafiquants, il fouilla jusqu’à la nuit les gravats à la recherche des pièces de monnaies et trouva la Rolex. Sous sa tignasse noire poudrée de plâtre, son visage semblait figurer une étrange mascarade divine. Ses yeux rouges embrumés pétillaient sous la lune. De son pantalon, il extirpa une bouteille de mezcal dans laquelle dansait une chenille boursouflée par l’alcool. Il la porta à ses lèvres qui gigotaient comme deux vers de terre et puisa un long regard en arrière vers les étoiles.
Bientôt, il n’y aurait plus que les yeux aveugles des calamars géants, pensa-t-il, pour patrouiller l’océan sans mémoire qui s’étendrait à perte de vue sur la cité de Tenochtitlàn. Engloutie avant même d’être fondée. Oubliée avant même de devenir Mexico. Et sur l’Amérique déjà perdue avant d’être découverte. Et sur le nouveau monde qui n’avait de nouveau que les yeux avides de Cortès et de toute sa clique. Tout cela serait bientôt effacé. Enfoui sous les couvertures sales jetées par les Espagnols aux Indios pour les faire crever plus vite de rougeole, de grippe, de tuberculose et de syphilis. Enterré à tout jamais sous les os de Christophe Colomb, le seul homme qui pouvait se payer le luxe d’avoir deux squelettes, sans que personne ne trouve cela bizarre.
Il renversa encore plusieurs fois la tête vers de mystérieuses constellations connues de lui seul, avant de briser la bouteille vide. Dans le trou noir de sa bouche édentée, il fit rouler sa langue pour caler sa chique de feuilles de coca contre ses gencives roses de bébé. Satisfait, il sourit nerveusement et murmura d’une voix spectrale en nahuatl :
– Cuitlapalli in àtlapalli…
“La queue et les ailes”, c’est ainsi qu’on appelait les gens de son peuple autrefois. Quand ils étaient encore des Hommes-Oiseaux. Quand ils pouvaient voler librement jusqu’en Europe et même en Inde. Bien avant de se faire plumer et traiter d’indios !
Des ombres incertaines de plus en plus nombreuses s’affairaient dans les ruines autour du vieux, comme une armée de zombies. Les Aztèques avaient échoué. Les Dieux Mayas eux promettaient un solstice final de toute beauté, pensa-t-il. On verrait bien. Tôt ou tard, le monde se réveillerait de ce long cauchemar.
Comme une réplique divine à ses pensées, un grondement lointain et interminable se rapprocha en provenance de l’ouest de l’île et la terre commença à trembler fortement sous ses pieds.
Là-bas, sous les décombres fumant d’Haïti, 220 000 squelettes venaient de rejoindre la fosse commune du nouveau monde, tous frappés de la même sentence. L’Oubli.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

LIDO

Je vis au bord de la mort
Sur une plage de sable plastifiée
Aux dunes arpentées par des trans
Au rythme de vagues consciences
Avec le sentiment palpitant sans trève
D’une éternité en fuite
Devant la cristallisation du temps
Au milieu de peaux blanches cloquées au soleil
Tatouées d’ethnicité fictive
Et de tant de lassitudes passives
Que si les patelles et les tellines
Pouvaient parler
Elles diraient dans la poussière
Des coquillages de leur lignée
Que je vis au bord de la mort
Loin de mes sources natives
Sur une grève latine
Un lit d’eau pour linceul

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

SEXOLOGIE ALEATOIRE

J’ai souvent caressé les moulures de la table de nuit de mes parents

D’où émergeaient des antennes de mensonges

Longé du doigt la poignée du tiroir oscillant comme une boucle d’oreille sourde

Et violé la porte muette

Et senti la stricte dureté de la porcelaine capitonnée

Sous un marbre funéraire encore vierge

Avec la même question troublante dans la gorge

Et allumé la lampe de chevet

Depuis longtemps éteinte

Et trituré mille fois
La banale énigme intestinale
D’un bassin à lavement
Assorti de sa poire rectale en caoutchouc mou

Sur l’autre rive du lit-fleuve couleur de caramel

Dans l’autre table de nuit

Clône exact et encore plus troublant de la première

La seule réponse qui ne me fut jamais donnée au divorce de mes parents

Je la pêchais dans un livre à la couverture jaune customisée

SEXUS d’Henry Miller

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

AMERDICA

Le Neighb’ se servit un fond de whisky et alluma la télé. Un flot d’images identifiantes commença de lui asséner ses quatre vérités. Celles qui lui manquaient pour se sentir moins seul. Un molleton de signification se posa sur sa conscience. Tournez manège, la réclame, la météo, les infos, Noël…

Ça faisait des phrases et des phrases qu’il n’avait pas entendu parler d’autre chose. C’était un jour silencieux de décembre, avec des morts pendus dans les arbres sur la route de Vukovar, la ville des loups. Ou peut-être un autre jour, des années avant ou après, sur le dix-septième parallèle au Vietnam, au pied des tours jumelles à New-York, à Bagdad, Kaboul, Damas, Tripoli… Ou n’était-ce qu’un film en boucle ? Dans son cerveau, tout finissait par se brouiller. Impossible de se rappeler qui avait commencé.

Les journaux télévisés n’avaient pas cru bon de s’étendre. Les multinationales avaient menacé de retirer leurs budgets publicitaires si on révélait trop de détails. Seuls signes de la menace qui couvait, les bourses du monde entier n’avaient pas cessé de baisser et dans le plus puissant pays du monde, les fabriques d’armement lourd tournaient déjà à plein régime.

D’ailleurs c’était bien là le hic. Les marchands d’armes avaient eu beau racheter les médias et déployer tous leurs efforts pour faire pencher l’opinion en faveur de la guerre, ils n’avaient obtenu jusque là que de maigres résultats : à peine un petit porte-avion pour aller traquer les terroristes dans le désert de Perse. On voulait rire ou quoi ? Du coup, le prix du métal continuait de s’effondrer, entraînant dans sa chute des foules de chômeurs prêts à en découdre avec la terre entière. Mais cette fois il y avait du nouveau. Les experts avaient des preuves formelles que des apprentis sorciers non autorisés fabriquaient une bombe atomique au fin fond du désert pour nous offrir un feu d’artifice final de toute beauté. Parole de Bush.

La bouteille était vide. Le Neighb’ éteint machinalement la télé et recommença à arpenter la piaule qui se terminait au bout de trois pas par deux fenêtres donnant sur le mur d’en face. Puis, comme un automate, il enfila ses vieilles santiags et descendit marcher dans les traboules, avec l’idée plus ou moins nette de se glisser entre les grappes de filles qui gloussaient, serrées par deux ou par trois, d’humer leur souffle vaporisé par de petits jets de rires cristallins, de frôler leur insouciance nerveuse.

Le soir tombait déjà, à moins que le jour n’ait plus décidé de se lever. Il alluma sa dernière Malboro en ricanant intérieurement aux mots idiots et aux sourires figés étalés de long en large sur un mur pignon. Il jura en enjambant une merde de bestiole gavée aux croquettes. Un chien loup pensa-t-il, sans savoir pourquoi en dévalant les escaliers. Sûrement le clebs de Davy Croquette ! Il se retrouva rue des Forçats.

Pour se changer les idées, il entra chez l’arabe du coin avec l’envie de manger un MacDo. Une tête de veau fraîchement buclée l’avisa d’emblée de son oeil bleu pâle en agate. Elle semblait dire “Ici Mac Do Not”. Le courage lui manqua. Il ressortit avec de maigres olives noires et luisantes comme du plastoc.

Désœuvré, il se mit à filer le train sans conviction d’une Marilyn plutôt bas noirs et fumeuse des rues. De toute façon, elle était sûrement comme les autres, à savoir qu’elle ne menait nulle part. Sinon au frigo d’une belle-mère décorée comme un arbre de Noël. Avec des tas de questions indiscrètes dans le freezer pour le refroidir. Ils échangèrent un regard en coin, le temps d’un éclair, elle dans la vitrine du pinardier, lui dans la fente de son manteau qu’il trancha d’un coup de pupille sec et nerveux.

Le pinardier à la tête franchouillarde jouait du tastevin pour emballer un client. Les olives du Neighb’ firent un tour sur elles-mêmes. Il dévisagea la femme avec une insolence intérieure qu’elle prit sans doute pour un état de délabrement avancé, la taxa d’un sourire dédaigneux à 22% et poussa la porte du marchand de vin en sifflotant.

OK. Zero Killed. C’était le prix à payer pour échapper à une soirée de Noël encore plus merdique.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

MOTS HASARDES

C’est comme si la phrase entre les mots respire. La forme est là pour révéler le fond. Les mots ne veulent rien dire d’autre que ce qu’ils ne disent pas. Alors, droit au silence. J’en appelle à Beckett. Il aurait su, lui. Traquer l’innommable. Infliger sa présence par l’absurde.

C’est le matin. Plus de cinq heures. Elle dort paisiblement. A cette heure-là, il n’y a que l’angoisse pour vous réveiller pendant que dans sa tête, elle déligne les horizons de la journée sans le savoir, soupèse les étoiles comme les fruits avec lesquels colorier notre pas cosmique, notre repas cosmétique. Comique de situation.

La phrase revient pour en chasser une autre. Un autre petit train de mots qui surgit du sable et raye le velours de poussière grise de la bibliothèque. La seule façon de l’arrêter c’est de faire une boule de papier.

Bientôt on n’écrit plus que de vagues listes de commissions, de tristes e-mails, et puis plus rien. Restent des mots hasardés pour mesurer la présence de quelque chose.

C’est en moi ou en plus de moi ?

Déjà que c’est dur de rassembler des mots, alors vous pensez… Une phrase ! Par siècle. De celle qui vous font tourner la tête. En attendant, je me gave de mots, juste pour envisager ce qui n’a pas encore été dit. Ou ce qui me reste à dire.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

PERPETE

Le temps nous fout en l’air. Personne ne se charge de la transmutation. On se ballade les mains dans les poches. Une clop au bec et les idée rances. A ruminer n’importe quoi tout le temps. Histoire de drugstore. Tout petit voyez-vous il ne savait pas quoi faire pour se rendre intéressant. Et voilà le résultat. Déjà les mouches qui tournent. Du sang plein les mains. Du sang invisible, impossible à laver. Dire qu’il lui a fallu un filigrane de conscience pour tout gâcher. Même le printemps.

Le père avait fait la guerre d’Algérie. Manque de pot, il n’en est pas mort, il est vieux maintenant et aucun monument aux morts pour perpétuer son nom. Un nom déjà difficile à prononcer. Des chemises toujours bien repassées, un sac à main plein de cartes bleues et des charcuteries fameuses au bout de ses pas. Des saucissons à cuire, des pâtés en croûte, des bouteilles de rouge mais rien à bouffer pour son âme. Que des cochonneries. Haine.

Le premier jour, il est tombé de la poussette directement dans la mare. Ce n’est pas drôle mais humide. Il pissera au lit jusqu’à vingt ans. Et puis encore une fois par décennie. La paix, qu’on la lui foute. Les murs autour et encore les murs. Automatique, gâchette, cache-cache.

Disparaître aux yeux de tous, mais les voir tous. Pas donné à tout le monde, mais volé à chacun. Hermes, dieu des voleurs, s’est barré avec la pierre philosophale. Depuis, silence. La science devrait trouver le secret tôt ou tard. Mais on attend toujours, talonné par les soutanes et les fêtes religieuses.

Alors il météorise son angoisse existentielle en lâchant des bombes anales chargées de déchets transgéno-actifs.
Mais grâce à Dieu, il ne prend pas encore d’anxiolitiques

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

USAGE ET TRAFIC DE MOTS

Ecrire. Saisir l’essentiel à dire chaque jour. Partir de l’enchevêtrement des neurones derrière les yeux. Atteindre leurs terminaisons les plus complexes épiant sous le derme. Et filer inlassablement cette ligne d’écriture noire, comme si on mettait toute sa vie dans ce minuscule jet sporadique devenu filon de soi.

Lire. Faire le chemin inverse. Capter les couleurs et les rythmes contenus dans l’image stoppée net des mots. Devenir leur acteur dans la grande représentation intérieure de l’être. Extraire un peu de conscience de l’autre.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

SATANE SAM

C’était pas ton heure

Cette heure perdue dans le néant

Noyée de pleurs

Pleurée de noix

Cette heure freinée verticalement

équitablement

d’être là un homme rouge t’avait dit merci

pourtant petit comme un oiseau lézard

une becquée un simple alizé

As-tu été heureux

Heurtant eureka pourquoi pas

Je sais pas tant peur j’avais

Du leurre agité au bout d’un gant

Enfilé par une main

Dans l’autre des noix

Données aux passants

En plus de l’heure-dinaire

Or dernière

Or ni car

Mais où est donc passé

ce satané Sam

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

DESERTE HEURE

Comment ? Tu  veux pas faire l’armée ?

– Avec moi, vous seriez sûr de perdre…

– T’irais pas nous défendre s’il y avait une guerre ?
Taty Lucette me fixait terrifiée, outrée. Elle avait survécu au bombardement de Saint-Etienne par les américains en 1944 pendant la retraite des allemands. Elle avait cherché son frère de 17 ans pendant deux jours avant de le reconnaître parmi les carcasses informes de victimes alignées, grâce à une chaussure et un portefeuille… Tout ce qui restait. Et je ne trouvais rien de mieux que de me faire exempter ” P7 ” :

– Je suis “Psychologiquement inapte  au service militaire” !

C’était écrit noir sur blanc sur la feuille que je leur tendais, barré dans leurs yeux écarquillés comme des écrans TV et certifié par un large sourire sur mon visage…

Ma mère gardait le silence. Elle aurait préféré être débarrassée de moi pendant 18 mois. Trois “gosses” à élever toute seule, c’était pas une sinécure. Elle qui pensait souffler un peu pendant que je serais allé croupir au fond d’une caserne, où on m’aurait dressé. J’étais prévenu :  il ne fallait pas compter sur elle pour me payer des études. “Demande à ton père de te trouver du travail ” !

En bon pacifiste, je continuais à distiller mon venin.

– De toute façon, les gens vont toujours se battre pour se défendre soit-disant, jamais pour attaquer…

Taty Lucette revint à la charge avec l’élan d’une soeur  du couvent del “Bambino Jesus” en direction de  la façade de “San Giovanni Laterane”.

– Oui, pour défendre la paix ! On voit bien que tu n’as pas connu la guerre !

– Et toi que ça t’a marqué à vie ! C’est vrai que recevoir les bombes de ses propres alliés sur la tête, c’est pas facile à admettre : d’un seul coup, y-a plus de héros qui tiennent… Il y a les bons d’un côté et les bons de l’autre !  Et ça, c’est écrit en gros dans ta bible : depuis le méchant Caïn, la paix entre les hommes, c’est une  guerre perdue d’avance. Alors je préfère être victime que bourreau. Le problème, c’est qu’avec toutes les guerres qui nous attendent, on va finir par créer un monde où il y aura plus de  bourreaux que de victimes.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

PRESENCE SUSPECTE

De mourir ma vie s’est arrêtée

Je n’ai ni ombre ni passé

Mon présent fuit ce que je fus

Ni plus ni moins qu’une hypothèse

Suspendue dans le vide

Entre la nuit blanchie

Et l’aube ajourée

Mon corps s’est raréfié de gris

Un à un les lampadaires se sont éteints

Le jour récidive

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

CREATION

Créer c’est trouver un début dans quelque chose et une fin ailleurs.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

LUI ET ELLE

Lui , il voulait faire un voyage héroïque, pas celui de la banque. Un trekking en jeep, puis en éléphant et après avoir dormi dans la jungle, une descente en rafting. Il rêvait de faire un voyage héroïque, pas celui de la banque, avec deux israéliens, deux canadiens, un américain, deux italiens… Elle, c’était différent. Elle ne voulait pas tomber dans les paradis artificiels, alors elle avait choisi de rester à la maison pour faire sa dépression nerveuse.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

IMPASSE DE LA MEMOIRE

C’est un chemin ou un ruisseau parsemé d’éclats de poteries multicolores, que borde un mur ancien fait d’éclats de poteries et ainsi de suite. Mais au bout , il n’y a aucune civilisation disparue. Seulement les fumeroles d’un volcan éteint. Et un restaurant à touristes avec à l’arrière un tas d’assiettes brisées.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

UNE DEFINITION POSSIBLE DE L’HUMOUR

Prendre tout au sérieux pour donner au triste…

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

HOMO ERECTICUS

Nous ne serions que de grands reptiles debout sous un soleil carré. La queue atrophiée en virgule au dessus de l’anus. De grands reptiles au cerveau lové dans une boite crânienne, qui poussent des portes, émettent des cris, organisés par une raison obscure et macérant dans le noir d’un liquide amphibien. Le dernier voyage de l’étoile, l’ultime trait de lumière devenu organique qui nous guide à l’aveuglette dans cette galaxie de poussière jonchant le sol-soleil de l’univers. A la poursuite de notre matière grise.

ART VIDÉO

Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv Bolo boblob olo bolobv

Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading