ART VIDÉO

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ON NE MET PAS LE BÂILLON À L’ART

Toute démarche artistique authentique finit par dépasser l’intention de son créateur en se posant comme une énigme. C’est le cas avec la performance “Quadrati cerchi” réalisée par l’artiste conceptuel italien Gino De Dominicis en 1969. Et c’est le point de départ qui m’a inspiré dans la création de cette animation vidéo, afin de mettre en...Continue reading

SAOULE PONT MIRE RATS BEAUX

“En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et déforment l’univers” écrivait le poète français Guillaume Apollinaire, mort de la grippe espagnole(1880-1918).   Et encore : “L’homme est à la recherche d’un nouveau langage auquel la grammaire d’aucune langue n’aura rien à dire.” Application avec le fameux poème “Le pont Mirabeau”,  librement...Continue reading

TERRE D’ÉCUEIL

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ART VIDÉO

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Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

ENTRE DEUX PAIX

Pour accompagner cette courte animation inspirée par la menace nucléaire que fait peser sur nous la guerre en Ukraine, je vous invite à lire ce poème d’Aldo Braibanti écrit en novembre 1996 et tiré du livre EMERGENZE, Conversazioni con Aldo Braibanti. Voici ma traduction en français (vous retrouverez une copie du poème original en italien en bas de page.)

NOTITIA CRIMINIS

le ciel n’est pas bleu

la lune ne berce pas les amoureux languissants

l’arbre n’est pas la victime née pour quelques bûchers d’autres victimes nées

le chiot n’est pas une chaude fourrure pour matrone en chaleur

les enfants d’homme ne sont pas l’arme de chantage de serviteurs assassins

notre cerveau n’est pas la clef magique de trop de paradis mensongers

la planète n’est pas l’usine privée d’une poignée d’avides patrons

les prothèses toujours plus subtiles ne sont pas l’évangile de quelque big brother

l’offre interactive à double face n’est pas l’ultime piège d’un léviathan global

la parole qui donne la vie ou qui tue n’est pas l’épée des arrogants seigneurs de la guerre

le marché de tous les villages n’est pas l’entreprise équivoque de gangsters en gants blancs

le nom des choses ne peut empêcher la question de celui qui a soif de connaissance

l’eau polluée l’air pollué la terre polluée ne sont pas l’objet ambigu d’un cri d’apocalypse

l’impulsion à violer et à tuer ne peut à long terme annuler les impulsions de l’espérance

ta vie celle de ton fils de ton chien de la baleine de la mer de la forêt restante n’existent pas pour subir l’intolérance des lâches pas plus que la tolérance de quelques uns

notre corps n’est pas un moloch qui dévore d’autres corps prostrés par la faim virulente

notre lendemain n’est pas l’utopique illusion d’un voyage dans l’hypocrisie de lumineux progrès

la force qui semble omnipotente seulement aux imbéciles est fragile comme une feuille arrachée à la tempête

le mépris hautain de quelques uns ne peut nous faire taire pour les laisser parler tout seuls

le rouleau de l’homologation ne peut écraser et assécher la fontaine irisée de la diversité de la vie

le vieux truc des valeurs ne peut déranger le feu intime de notre silence

quelque silence indigné mais toujours astucieux ne peut reporter trop longtemps notre hurlement refoulé

les ciseaux du castrateur ne peuvent stériliser la terre ne peuvent désinfecter le marais fécond

le rire obscène du bourreau ne peut mettre au pilori l’agonie de l’animal dont il se nourrit

les coupables arts de la guerre ne peuvent pas masquer la révolte perturbante du koan

l’ignorance et la violence ne peuvent pas faire des massacres de bisons et d’indiens

le berger ne peut plus tyranniser l’anxiété bêlante du troupeau

***

amis il est temps préparez la chaloupe

l’arche peut couler si elle ne connaît pas les grands ouragans

la petite barque est sûre si elle peut se charger de coexistence et de compassion

la coquille de noix peut naviguer sans hésitation vers les îles de la survie

elle peut contenir dans de minuscules valises de doux chiots rêveurs qui se fient à nous avec une confiance heureuse

elle peut se faire le cocon de tout être vivant pour expliquer à l’improviste la merveille d’un vrombissement d’ailes

elle peut nous donner un repos vigilant afin de recommencer à s’échanger les plus secrètes caresses

elle peut nous enseigner à chanter la vie et non la mort si nous apprendrons à regarder les mille couleurs du ciel profond

***

amis il est temps préparez la chaloupe de sauvetage

mais en attendant ne tuez pas les vieux les fous les chênes les loups les fourmis

ne refusez pas les récoltes luxuriantes de l’aihmsà ne rejetez pas un léger abandon à votre plaisir

reproduisez-vous avec tendresse mais ne vous multipliez pas maintenant que tous nos bateaux sont pleins

fermez tous les ghettos fuyez toutes les fêtes scandaleuses de la vanité

ne soyez pas complices de quelques infâmes bigots dans notre jardin menacé qui ne reconnaît plus ni toge ni couronne

ne fuyez pas votre peur tant que le courage est sur le seuil de votre cabane

ne rejetez pas l’archive de la mémoire mais ne la noyez pas sous les rites et les mythes

ne vous perdez pas dans le miroir extraterrestre des dieux qui sont les fils et non les pères de vos pleurs

ne cédez pas au chantage de qui ne sait pas qu’à la fin il sera victime de sa propre imprudence aveugle

ne soyez pas sourd à l’appel du barreur qui nous prévient d’être prêt et attentifs ici maintenant – ailleurs – à chaque instant de paix

***

amis ayez la patiente hâte de lever la tête chaque minute sonne l’alarme

apprenez de nouveau à rire jouez comme dans la plus trépide enfance

Inventez vite le dialogue qui vous rend libre dans l’humilité d’une stupeur sans borne

proclamez en cœur notitia criminis aux irréductibles bureaucrates de l’extermination

*

Lire le poème dans sa version originale (italien) datée octobre/novembre 1996, édité par la maison Vicolo del Pavone, Piacenza, via Giordano Bruno 6 – Italia



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Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

Sens sans conscience

J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

ON NE MET PAS LE BÂILLON À L’ART

Toute démarche artistique authentique finit par dépasser l’intention de son créateur en se posant comme une énigme.

C’est le cas avec la performance “Quadrati cerchi” réalisée par l’artiste conceptuel italien Gino De Dominicis en 1969. Et c’est le point de départ qui m’a inspiré dans la création de cette animation vidéo, afin de mettre en évidence le double défi auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui.

Un défi scientifique

Imaginez qu’en lançant une pierre dans l’eau, vous auriez une probabilité extrêmement faible mais non nulle de créer des carrés plutôt que des cercles. En théorie, tout dépendrait du nombre de fois que vous et les générations suivantes répéteriez l’action. C’est mathématique nous dit la science !

Un défi philosophique

Face à la perspective de mourir, l’homme rêve d’immortalité et refuse les limites dictées par la nature en cherchant à rendre le monde prévisible et contrôlable, à provoquer une rupture dans la continuité afin de se libérer du mythe de Sisyphe qui nous condamne pour l’éternité. C’est ontologique répond la philosophie !

Un film réalisé par Gerry Schum montre l’artiste Gino De Dominicis de dos, assis au bord du Tibre en train de lancer des cailloux dans l’eau. Jusque là rien de particulier. Le geste se répète. Seul le titre de l’œuvre nous éclaire sur ce qui a tout l’air d’un canular : “Tentative de former des carrés au lieu des cercles autour d’une pierre qui tombe dans l’eau.” Nous sommes en 1969 et l’artiste romain n’en est pas à une provocation près.

Geste loufoque, farfelu, absurde ou… visionnaire ? À y regarder de plus près, la performance mise en scène par l’artiste coïncidait cette même année avec deux événements qui passèrent quasi inaperçus à l’époque :

1969 : naissance du réseau Arpanet, ancêtre d’Internet créé par l’armée américaine et qui fut abandonné parce que peu fiable, avant d’être repris comme modèle par le CERN pour créer le web que nous connaissons aujourd’hui ;
1969 : création du pixel, élément géométrique permettant la reproduction numérique des images et devenu l’unité de mesure universelle des écrans actuels.

Un demi siècle s’est écoulé entre la performance de Gino De Dominicis qu’il reprit dans un bassin au Louvre et le confinement forcé de la moitié de l’humanité dû à la pandémie mondiale de coronavirus en 2020. À première vue, il n’y a aucun rapport entre les deux évènements. Si ce n’est que le virus a rendu soudainement “viral” l’usage d’internet et des technologies numériques. Les smartphones et les ordinateurs sont devenus les seuls moyens de contact à la disposition des individus confinés, les exposant du même coup à des campagnes de “vaccination digitale et cérébrale” sans précédent.

L’impossibilité de sortir de chez soi et de se déplacer nous a fait entrer de plain-pied dans l’illusion hyper réelle où il devient impossible de faire des chose aussi simples que des ronds dans l’eau, un monde artificiel ou les cercles se muent automatiquement en une multitude de carrés invisibles sur nos écrans : les pixels. Retour aux ombres de la caverne de Platon.

La “pixellisation” progressive de notre environnement et la numérisation de nos vies sociales vont en s’accélérant. Ce tournant ouvre la voie à la surveillance généralisée des populations et au biopouvoir que l’exploitation de nos data permettra d’exercer sur nos vies. Signe que le projet transhumaniste de substitution du monde réel par un monde virtuel est en cours. Signe que l’artiste Gino De Dominicis avait vu juste, sans même le savoir (?) en attirant l’attention sur le miroir aux alouettes des probalités. Signe encore que seule l’intuition de l’artiste avait su cueillir dans un geste archaïque un bouleversement “épochal” encore en germe dans l’énigme des temps à venir.

On peut imaginer que demain, les codes numériques de l’intelligence artificielle remplaceront les codes alphabétiques de la pensée humaine, qu’en cas de nouvelle pandémie, de guerre, de catastrophe naturelle, écologique ou nucléaire, nous n’aurons pour nous réfugier qu’un monde numérique, dominé et contrôlé par les statistiques, les probabilités et les chiffres.

Les humains que nous sommes seront alors réduits à de simples numéros, 100% contrôlables et influençables par des algorithmes, une fois que le confinement et les masques qui nous bâillonnent seront tombés. Une aubaine pour les transhumanistes de la trempe d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde qui déclare :

“La probabilité que cet univers soit une réalité de base et non une simulation informatique est de une sur un milliard.”

Le problème c’est que l’on peut faire dire ce que l’on veut aux probabilités, il suffit de convertir le hasard en principe d’incertitude plus ou moins élevé et le tour est joué !

Mais peut-on en finir avec le hasard et la fatalité en mettant la vie en équation ?

Selon moi, la vraie question qui se pose en forme d’énigme en ce début de troisième millénaire est plutôt celle-ci :

Demain pourrons-nous encore aller nous assoir au bord d’un fleuve et faire librement des ronds l’eau, sans avoir à lancer d’abord des pierres sur les écrans de pixels qui nous séparent de la réalité ?

Version en italien

Version en anglais

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Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

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Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

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Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

QUARTIER BOBO

Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading

SAOULE PONT MIRE RATS BEAUX

“En poésie nous avons des droits sur les paroles qui forment et déforment l’univers” écrivait le poète français Guillaume Apollinaire, mort de la grippe espagnole(1880-1918).

 

Et encore : “L’homme est à la recherche d’un nouveau langage auquel la grammaire d’aucune langue n’aura rien à dire.”

Application avec le fameux poème “Le pont Mirabeau”,  librement repris et interprété en “Langue des Oiseaux”, à l’heure où la pandémie mondiale de coronavirus fait rage, avec la voix originale du poète lui-même enregistrée il y a plus de cent ans et la musique de Roberto Bellatalla, compositeur du thème musical créé pour accompagner “La conférence des Oiseaux”, du poète mystique persan Farid al Din Attar.(1145-1221).

Saoule pont mire rats beaux cou houle lasse scène

Haine os âme mourre

Faute-île qu’île ment sous vie haine

L’âge oie veut né tout joue rat prélat paix haine

Vie haine l’âne huis sot nœud leurre

Laids jours sangs vont jeu d’eux meure

L’aime un d’en l’aime un raie ce ton fasse sa face

Temps disque saoule pont

Deux n’aube rat pas ceux

Dés éthers nées elles heures œufs gares longs deux cils as

Vie haine l’âne huis sot nœud leurre

Laids jours sangs vont jeu d’eux meure

L’âme mourre sang va qu’homme sept hauts cour hantent

L’âme mourre sang va

Qu’homme lave y élan te

Haie qu’homme laisse paix rance hait vie eau lente

Vie haine l’âne huis sot nœud leurre

Laids jours sangs vont jeu d’eux meure

Pas ceux les jours et pas ceux laissent mènent

Nie tant pas sait

Ni laits amoureux vie haine

Saoule pont mire rats beaux cou houle lasse haine

Vie haine l’âne huis sot nœud leurre

Laids jours sangs vont jeu d’eux meure

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Où sont passés les nouveaux canons de l’art ?

À la fin, les galeries et musées ne sont que des petits cimetières dorés où repose l'inanité de nos rêves, s’ils n’osent pas projeter l'art dans la tourmente du monde réel. Quel musée d'art contemporain serait capable aujourd'hui de trouer ses murs douillets pour exposer le "Cannone Bella Ciao" de Pino Pascali, alors que les...Continue reading

Rien de plus, rien de moins

Le regard d’un chat ou d’un oiseau, d’un crabe ou d’un crapeau suffit à mettre la pensée à poil. Depuis l’aube des temps, nous pensons que l’homme est l’être supérieur de la création par excellence. Civilisation oblige ! Mais un jour, plus proche que n’est la lune, les animaux parleront de nous à l’imparfait, car...Continue reading

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J’ai peur que la vie ne dépasse pas la conscience de la vie. Sinon la vie serait l’immortalité et la mort une parenthèse. La conscience n’est pas une chose moins réelle que la vie. La conscience n’est pas une chose. La conscience est l’existence même des choses. Donner la priorité à la vie plutôt qu’à...Continue reading

La mer ne fait pas de prisonniers

Le ciel qui va où On s’en fout On a la tête en l’air Et on reste là Planté dans la glaise A relire l’énigme Griffonnée sur un post-it Être ou ne pas naître Ici ou là-bas La question n'est pas là L’essentiel est ailleurs Où personne ne se hasarde A poser de question Sur...Continue reading

Les machines peuvent-elles penser ?

Selon Alan Turing, le fameux mathématicien anglais qui décrypta la machine Enigma utilisée pour communiquer par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, plutôt que se demander si les machines sont capables de penser par elles-mêmes, “demandez-vous si vous arrivez encore à distinguer si vous êtes en train de parler avec une machine ou...Continue reading

Six pieds sur terre

Bouffon à temps complet Mal garé de la nuit Amoureux marital Sentimental sans timon Réciteur de Villon Influenceur Thérèse Hémophilodindron Dans l’attente d’une vie d’ange

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Dans un quartier boboElle écrivait pour luiDes poèmes bien rangésSans un mot de traversNi une rime à l’envers   Entre deux allaitementsIl suivait la musiqueDe ses allitérations en LDevant le double berceauAvec ses moustaches grisesEn forme d’hémistichesTaillées à la Friedrich NietszcheUne couche à la mainUn biberon dans l’autreIl savourait les motsDe sa Lou SaloméA peine...Continue reading