Attention, fragiles : les hommes en mal d’identité masculine

La société se féminise au point de mettre les hommes en crise. Accrochés à l’ultime bastion du pouvoir, les mâles perdent peu à peu de leur toute-puissance.

Allo, maman bobo ! C’est désormais un fait acquis : les hommes sont fragiles. Et ils n’ont pas attendu la publicité d’Eric Cantona dans le spot Renault Laguna pour l’avouer.

Les femmes ne sont pas innocentes dans ce qui leur arrive, bien au contraire. Le féminisme a ouvert une brèche importante dans la citadelle fortifiée des valeurs masculines traditionnelles : force, pouvoir, courage, audace, paternalisme, raison, responsabilité, protection… Leur toute-puissance est remise en question.

… Et la société de consommation s’est engouffrée dans l’imaginaire collectif pour imposer son lot de valeurs féminines beaucoup plus vendeuses : douceur, fragilité, sensibilité, intuition, beauté, légèreté, séduction, sécurité, praticité…

La fin de l’hégémonie du modèle masculin dans la société

Depuis quarante ans, les hommes ont bien du mal à s’adapter à une révolution sociale qui bouleverse un code de valeurs établi depuis des siècles. Les femmes sont présentes désormais dans tous les secteurs de la société jadis réservés aux mâles : management, armée, police, pompiers, transports, politique… L’arme et la voiture ne sont plus les symboles de la gent masculine dès lors qu’ils sont aussi entre les mains du sexe “faible”. Déjà au lycée, plus d’un baccalauréat sur deux est décroché par une fille.

Ce n’est plus seulement l’homme qui porte le pantalon dans le couple et travaille pour subvenir aux besoins de la famille. La notion même de noyau familial a éclaté pour faire place aux foyers monoparentaux et aux familles recomposées, où l’homme n’est qu’un élément rapporté qui peut vivre avec une femme et les enfants de cette femme, alors que ses propres enfants sont confiés à la garde de son ex-épouse…

Le développement d’un sentiment de confusion et d’impuissance chez les hommes

Les hommes se sentent de plus en plus incompétents dans tous les domaines, prisonniers de modèles et de comportements contradictoires. Le partage des rôles dans l’éducation des enfants et les tâches ménagères, la communication émotive avec le partenaire, réclament de leur part une évaluation moins quantitative de leur virilité, jugée jusque-là sur l’épaisseur des muscles, la taille du pénis et la durée des prestations sexuelles !

Pas étonnant si, face aux situations de crise dans le couple, ils répondent de plus en plus par l’indécision, la demande de protection, la fuite, l’évitement ou l’agressivité. Le sentiment confusionnel masculin entre en conflit avec le désir féminin lui-même souvent contradictoire, tant il est difficile de savoir ce qui rassure une femme chez un homme et vice-versa :

  • Les femmes veulent la domination des hommes, mais pas leur reddition.

  • Les hommes sont devenus passifs et les femmes actives.

  • Les femmes s’opposent aux hommes en permanence, mais n’acceptent pas leur soumission.

  • Les hommes montrent les muscles, mais ne mordent pas.

  • Les femmes veulent faire l’amour, mais “défaire” le sexe.

  • Les hommes donnent la vie, mais ne la reçoivent pas.

  • Les femmes entretiennent une confusion entre sexe et amour, sexe et projet.

  • Les hommes ne savent pas élever les enfants, et de moins en moins savent les faire.

Le macho, une espèce condamnée à évoluer ou à disparaître

Jusqu’à la fertilité de l’homme qui est aujourd’hui sérieusement menacée ! En quarante ans, des études montrent que le nombre de ses spermatozoïdes a diminué de 50 %, la longueur de son sexe a chuté de 10 % et le taux d’infertilité des couples a fait un bond en avant de 15 à 20 %.

Les centres de fécondation artificielle, les banques du sperme, les dons d’ovocytes et les mères porteuses sont apparus pour pallier sa fonction de reproduction défaillante. Mais est-ce la remise en question de sa virilité ou de ses valeurs qui le taraude au point de le rendre stérile ? “En temps de paix, le guerrier entre en guerre avec lui-même”, écrivait Nietzsche… En vérité, les hommes sont désorientés par les différents rôles qu’ils sont amenés à jouer simultanément : enfant, mari, père, amant, ex…

Longtemps astreintes aux secondes places, les femmes, elles, sont passées maîtresses depuis des lustres dans l’art de mener de front une vie familiale, professionnelle et sentimentale, ainsi que dans l’exercice des contre-pouvoirs. Si elles n’occupent qu’un quart des carrières scientifiques, on les retrouve dans plus de deux tiers des fonctions sociales. Et ce sont elles qui, dans plus de 70 % des cas, se voient confier la garde des enfants en cas de séparation du couple.

Par-delà la différence biologique entre les deux sexes, il reste à organiser une nouvelle parité et une gestion du pouvoir réciproque qui se heurte encore au monopole des postes-clés par les hommes : en 2008-2009, les femmes admises à l’ENA n’étaient que 38,7 % alors qu’elles représentaient 55,9 % des étudiants. Mais ce n’est que partie remise. L’épilation, les crèmes de beauté et la chirurgie esthétique ne font-elles pas partie désormais de la panoplie de l’homme moderne ?

Magui, l’ordinateur qui simplifie le lien intergénérationnel

Vainqueur du Concours Lépine 2008, l’ordinateur simplifié Magui offre une solution efficace pour garder le contact avec les personnes âgées.

L’allongement de la durée de vie et le vieillissement de la population s’accompagnent d’une dépendance croissante des séniors et, en dernier lieu, de leur placement en maison de retraite. L’éloignement de leur famille, le manque de temps ou d’initiative de ces derniers rendent leur besoin de communiquer d’autant plus vital.

D’où l’idée de mettre à profit l’informatique pour abaisser les barrières géographiques et combler le fossé qui se creuse entre les générations. Mais si l’usage de l’ordinateur se banalise à vitesse grand V dans les foyers français, il constituait encore il y a peu une solution trop complexe à utiliser par les personnes du grand âge.

Il n’en est plus de même depuis l’invention de Magui, l’ordinateur simplifié récompensé par le Prix du ministère de la Santé et le premier Prix du président de la République au Concours Lépine 2008. C’est à la société française Simplistay, installée à Nîmes et conceptrice de dispositifs intuitifs spécialement pensés pour s’adapter aux besoins des personnes âgées, que l’on doit cette avancée majeure sur le plan social.

Une innovation réalisée en collaboration avec des professionnels de santé

Destiné aux maisons de retraite et résidences qui souhaitent améliorer leur qualité d’accueil et de prestations, Magui offre un nouveau support d’animation ludique et motivant pour sortir les personnes de leur isolement. Il est conçu pour s’adapter parfaitement à leurs difficultés physiques, mentales et sensorielles en offrant une utilisation des plus intuitives.

Comment se présente Magui ?

Du côté de la personne âgée :

  • un grand écran tactile ;

  • un système informatique des plus discrets : ni souris, ni clavier, ni unité centrale ;

  • une interface et une ergonomie simplifiées à l’extrême ;

  • une voix naturelle qui guide la personne et lit ses courriers à voix haute.

Du côté des proches :

  • un logiciel remis gratuitement à chaque membre de la famille qui le désire, à installer sur son propre ordinateur.

Avec son grand écran surmonté d’une webcam, Magui a tôt fait d’enrichir la vie quotidienne de la personne âgée qui peut l’utiliser à loisir, d’une simple pression du doigt. Toutes les fonctions sont automatisées et personnalisables : taille et forme des boutons, grosseur du texte, vocabulaire, peuvent être choisis par la personne âgée elle-même, avec l’aide de l’animateur.

La personne âgée est guidée en permanence par la voix qui se charge de lire tous les textes affichés à l’écran, même les e-mails reçus qui sont transformés automatiquement en sons, sans recourir à aucune manipulation. Tout se fait intuitivement.

Les nombreuses possibilités de communication offertes par Magui

  • Recevoir des photos et des e-mails de ses proches.

  • Faire une vidéoconférence avec les membres de sa famille.

  • Participer à des jeux.

  • Consulter le menu des repas.

  • Consulter le planning des activités.

Il suffit à la personne âgée de toucher la photo d’un proche qu’elle veut appeler pour être mise en relation avec lui immédiatement. Même à l’autre bout du monde, les enfants sont informés sur l’état de santé de leurs parents et de leur vie quotidienne. Ils peuvent les voir et leur parler en vidéo à tout moment, leur envoyer des photos accompagnées de messages, connaître leurs repas et leurs activités quotidiennes…

Grâce à Magui, les grands-parents conservent ainsi leur place au sein de la famille, même s’ils ne sont pas physiquement présents aux fêtes, anniversaires et naissances. Ils gagnent également en autonomie au sein de l’établissement en pouvant s’informer et communiquer à leur gré, sans avoir systématiquement recours à l’assistance d’un tiers.

Grâce au succès de Magui, l’ordinateur simplifié n’a pas fini de faire parler de lui dans les maisons de retraite, et bientôt dans de nombreux foyers ! Sur sa lancée, la société Simplistay vient en effet de donner naissance à Leo, une nouvelle offre de service informatique, mais cette fois à destination des séniors ou personnes souffrant de handicaps à domicile.

Le temps de trouver des partenaires commerciaux sérieux et cette nouvelle solution sera bientôt disponible sur le marché. Une preuve de plus que l’informatique bien pensée, c’est-à-dire sous l’angle des besoins spécifiques de chaque utilisateur, est promise à jouer un rôle essentiel dans le maintien du lien social entre les générations.