la grande idée - morpion

Marketing : Il faut se méfier de ce que la publicité avance…

Regardez cette vidéo créée par l'agence québécoise Ouimarketing pour exprimer le concept qui la distingue de ses concurrents : the "Reverse Thinking", la pensée inverse.

Outre le délicieux accent local de la voix off, vous apprécierez sûrement à sa juste valeur l'habileté du renversement de sens procuré par le texte, simplement en changeant... le sens de lecture ! Les mêmes mots peuvent être interprétés de façon diamétralement opposée, tout est question de point de vue.

Ici, le concept marketing est pris au pied de la lettre pour produire une démonstration créative convaincante, sans avoir recours à une surenchère d'effets spéciaux. On reconnait souvent les grandes idées de pub à leur simplicité de réalisation technique et visuelle : répétition, effet miroir, opposition vision négative / vision positive.

L'art de positiver le discours

Pour vous en convaincre, je vous invite à regarder la vidéo jusqu'au bout et à comparer les deux versions de texte côte à côte : un exemple de rédaction créative particulièrement brillant...

PARTIE 1 : Marketing Ouais…

"Marketing
Ouais
Mais qui s’en préoccupe vraiment ?

Le rayonnement des marques.

Les publicitaires d’aujourd’hui
ont pour mandat
de vendre une tonne d’objets inutiles !

Par ailleurs,
la technologie
contrôle
notre monde.

Par ce travail acharné,
l’individu
perd toute valeur sans
un pouvoir d’achat.

N’oublions pas
le paraître
qui prend le dessus sur l’être;

Voilà la grande idée.
L’arme de choix,
la pollution visuelle.

Cette méthode s’acharne contre
les consommateurs.

On développe des créations
qui servent l’agence
avant
l’annonceur;

Gardons une chose en tête !

Les grands coups publicitaires
génèrent des problèmes complexes.

Chez nous,
tout le monde dit :

Il ne faut pas se fier
à ce que
la publicité avance
jour après jours"

PARTIE 2 : Mais, voyons les choses du bon côté :

"La publicité avance
jour après jour.

Il ne faut pas se fier
à ce que
tout le monde dit !

Chez nous,
des problèmes complexes
génèrent
Les grands coups publicitaires.

Gardons une chose en tête :
l’annonceur avant l’agence !

On développe des créations
qui servent les consommateurs.

Cette méthode s’acharne
contre
la pollution visuelle.

L’arme de choix,
la grande idée !

Voilà
l’être qui prend le dessus
sur le paraître.

N’oublions pas,
un pouvoir d’achat
perd toute valeur
sans l’individu;

Par ce travail acharné,
notre monde
contrôle
la technologie;

Par ailleurs,
inutile de vendre
une tonne d’objets !

Les publicitaires d’aujourd’hui
ont pour mandat
Le rayonnement des marques.

Mais qui s’en préoccupe vraiment ?

Oui
Marketing !"

QR code d'un concepteur-rédacteur

Tout ce qu’on peut faire avec un QR code… ou presque !

Le QR code n'a pas dit son dernier mot. Cette technologie inventée au Japon il y a plus de 20 ans pourrait bien révolutionner prochainement notre relation aux objets connectés et aux lieux, en profitant de l'essor d'internet et du smartphone...

Rien de plus simple que de faire parler un appareil électro-ménager sur votre smartphone avec un QR code pour avoir une recette de cuisine; ou encore de flasher le QR code de votre roue de secours pour télécharger un pdf qui vous expliquera la marche à suivre en cas de crevaison ; ou encore de scanner un QR code sur l'étiquette d'une bonne bouteille de vin pour visionner en vidéo le terroir où il a été produit.

A condition de penser à la valeur ajoutée apportée par le QR code au produit et au consommateur, on peut tout imaginer. Alors pourquoi l'immense majorité des objets qui nous entourent ne sont-ils pas encore connectés et intelligents. Est-ce si compliqué et coûteux à mettre en place pour une entreprise ? Là encore, force est de reconnaître que le conformisme représente un frein à la consommation et au développement de nouveaux usages. Mais aussi une opportunité bien réelle pour innover et différentier vos produits !

Pourquoi avoir recours au QR code ?

Côté technologie, le QR code fait partie des technologies objet. C'est un type de code barre en deux dimensions, imprimé sur une étiquette. Il a été inventé en 1994 par Denso-Wave, pour assurer la traçabilité des pièces détachées produites dans les usines Toyota. Quel est l'intérêt de faire du neuf avec du vieux, me direz-vous, vu que cette technologie existe depuis longtemps ? Parce que 20 ans en arrière, il n'y avait pas  encore la demande correspondante à la "Quick Response" offerte par le code ! Internet en était alors à ses balbutiements, le smartphone n'existait pas encore, ni les réseaux sociaux.

Aujourd'hui, les temps ont changé. La demande d'information explose sur internet. Côté usage, le QR code s'inscrit dans le prolongement naturel du smartphone, au même titre que les applications mobiles, mais il est bien plus simple et économique à mettre en œuvre. L'éventail de possibilités d'interaction offertes par un QR code est étonnant. Publié sous licence libre depuis 1999, on trouve de nombreux générateurs gratuits de QR code sur le web, plus ou moins perfectionnés, capables d'accomplir différentes actions très utiles, pour le fabricant d'un produit comme pour les utilisateurs. Une fois flashé avec votre smartphone, le QR code exécute la fonction pour laquelle il a été programmé :

  • Ouvrir une page web prédéfinie
  • Enregistrer une page web dans vos favoris
  • Envoyer un mail à une adresse prédéfinie
  • Recevoir une carte de visite
  • Appeler un numéro de téléphone sans composer de chiffre
  • Démarrer une visio sur Skype
  • Télécharger une plaquette ou un mode d'emploi en pdf
  • Ouvrir une page Twitter Facebook, Linkedin ou Viadeo
  • Visionner une vidéo sur Youtube
  • Effectuer un paiement avec Paypal
  • Se connecter à une borne Wifi
  • Etc.

Appliquer un QR code sur un produit change notre relation aux objets, de même que permettre aux visiteurs de se connecter à une borne Wifi en flashant ce petit carré change notre relation au lieu. Les objets et les lieux prennent une valeur sociale et relationnelle qui en fait des objets et des espaces intelligents, parce que connectés à des sources de contenus multiples qui prolongent notre expérience d'achat ou de visite, et font évoluer nos usages.

Avec un QR code, même les objets de la vie courante ont une âme

Le QR code répond en quelque sorte à l'interrogation célèbre du vers de Lamartine : Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? La réponse est oui, le QR code peut sortir de leur léthargie les  objets les plus courants comme les plus sophistiqués, qui se voient attribuer des fonctionnalités de service, multiples et immédiates. Ce petit sigle facile à repérer permet au consommateur de transformer l'expérimentation de n'importe quel produit ou endroit de la planète, en une relation socio-affective enrichissante.

D'où l'importance de construire soigneusement le type et le niveau de relation que vous voulez installer avec vos clients en matière de messages à faire passer, mais aussi de contenu, d'ergonomie, d'intuitivité, de cohérence avec votre secteur d'activité et votre marque.

AVANTAGES :

  • SMART ET ATTACHANT : Une simple étiquette apposée sur un objet peut être lue par n'importe quel smartphone équipé d'un décodeur
  • INTELLIGENT À MOINDRE FRAIS : Un objet muni d'un QR code est un objet intelligent qui ne demande qu'à se connecter aux smartphones de vos clients
  • SOUPLE ET ÉVOLUTIF : Un objet connecté est un objet évolutif : il suffit de créer de nouveaux contenus
  • CRÉATIF ET ESTHÉTIQUE : Le QR code peut être personnalisé à vos couleurs et renvoyer à tout type de contenu

INCONVÉNIENT :

  • CESSITE UN LECTEUR DE QR CODE  : à la différence d'une puce NFC placée sur un lieu ou un objet qui s'active automatiquement par radiofréquence quand l'utilisateur approche son smartphone

Vous avez une idée de communication qui passerait mieux avec un QR code, ou vous vous demandez  comment booster vos documentations produits, modes d'emploi et autres marches à suivre ?

Smart concepteur-rédacteur cherche objets non-connectés à faire parler...

Contact : 06 77 08 12 78

DEVIS DE CONCEPTION-RÉDACTION

... Conception d'accroches et de signature pub, rédaction de voix off vidéo/radio, pages web...

DEVIS DE GRAPHISME

... Création de logo, webdesign, visuel de pub, affiche, plaquette, dépliant...

L’interview : l’arme ultime du rédacteur pour écrire des contenus originaux

Comment différencier votre marque par l’écrit ? Prenez un exemple concret, vous devez écrire les textes de votre site internet. Un classique du genre...

Qui êtes-vous ? Quelle est votre activité ? Quels sont vos produits, vos services, vos valeurs ? Certains se contentent de faire le tour des discours des concurrents sur internet pour écrire une ixième version rewritée de ces pages récurrentes. Alors que rien ne remplace une interview de ceux qui ont la réponse dans l'entreprise pour faire naître un contenu original : le votre.

Faire appel à un concepteur-rédacteur "enquêteur" pour mettre des mots sur ce qui n’est pas écrit !

Pour me permettre de trouver les mots qui comptent sur votre marque ou votre entreprise, il suffit de me désigner une ou plusieurs personnes auprès de qui j'irai puiser l'info. Mon enquête peut commencer :

  • J'écris le questionnaire : c’est l’outil de base pour articuler un dialogue et faire ressortir ce qui est indispensable à connaître sur votre entreprise ou vos produits, mais aussi pour dégager ses valeurs, les vraies, celles qui sont reconnues et partagées par tous. Je vous propose au maximum 8 à 10 questions courtes à poser aux personnes de votre choix dans l’entreprise. Des questions ouvertes qui abordent leur bio, leur fonction, leur métier, leur perception de l’entreprise, mais aussi leur meilleur souvenir, leurs goûts personnels, leurs passions...
  • Je m’entretiens 20 mn au téléphone avec chaque personne : vous prévenez les personnes de mon appel. L’interview se fait au téléphone pour mieux capter le niveau d’écoute de l’interlocuteur.
  • Je rédige les notes de l’interview. Comme tout bon journaliste, je prend soin de mettre par écrit les réponses obtenues à mes questions. Me voilà en possession d’une matière précieuse pour écrire vos contenus. Il ne reste plus qu’à l’utiliser.
  • J'écris vos différents contenus : pages web, article de blog, storytelling, eblast, emailing…

Une interview bien conduite est toujours plus riche qu'on ne s'y attend. En plus des informations recherchées, elle révèle ce qui n’est pas écrit, structuré, pensé, formulé, communiqué, partagé, valorisé... autant d'infos, d'anecdotes, de traits d'humour qui représentent une mine d'inspiration pour un concepteur-rédacteur, mais aussi pour vous, chef d'entreprise, manager, directeur RH... Surtout si votre vision stratégique est, au-delà de trouver un nouveau logo pour votre activité toute neuve (on sait faire aussi chez Sautcreatif !), de dégager les vraies valeurs de votre entreprise, sur lesquelles fonder votre concept de communication.

 Avantages de l'interview : la qualité et la personnalisation de vos contenus

Je mets régulièrement en pratique cette technique de travail, pour la plus grande satisfaction de mes clients et de leurs équipes: UNITRON, AFC, ESTHETIQUE MAIN... Cela fait gagner un temps précieux quand l'objectif est d'écrire des contenus à haute valeur ajoutée, dans des délais parfois très courts.

  • Exprimer l’ADN de votre entreprise et fédérer vos ressources humaines à travers une communication interne et externe cohérente
  • Améliorer la communication avec vos équipes sur le terrain et les valoriser dans leur rôle d’ambassadeur de l’entreprise
  • Disposer de la matière à réflexion et à rédaction, avis, points de vue, témoignages, success story, informations techniques sur vos produits et services

Une interview à mener, des contenus à rédiger ? 06 77 08 12 78

DEVIS DE CONCEPTION-RÉDACTION

... Conception d'accroches et de signature pub, rédaction de voix off vidéo/radio, pages web...

DEVIS DE COMMUNICATION

... Création de concept, nom, accroche, visuel de campagne...

chaussures de femmes avec talons frondes

Concept : c’est quoi la différence entre une idée et un concept ?

Demandez à un directeur de création pourquoi il choisit une piste créative plutôt qu’une autre, vous l’entendrez sûrement répondre : "Parce que là, y’a un concept !"

Il n’est pas toujours facile d’expliquer comment repérer un "vrai" concept parmi de simples idées créatives. Zapping :

  • L'éleveur de volailles Loué qui montre un policier en train de flasher un poulet pour vanter ses contrôles...
  • Jean-Claude Vandamme qui fait un grand écart entre deux Renault Trucks, avec ou sans « trucage »...
  • Evian qui vous "babyfie" sur votre smartphone avec votre jeunesse intérieure...
  • Orangina qui réveille la bête qui est en nous pour étancher notre soif...
  • Mac Donald qui communique sans mettre son logo pour démontrer que l’image du Big Mac suffit à évoquer son nom...
  • Vogue qui choisit la top model palestinienne Gigi Hadid pour incarner son nouveau site pendant qu’Israel bombarde Gaza...
  • Burger King qui offre un sandwich en échange du désabonnement de sa page Facebook, quitte à perdre 30 000 fans...
  • Londres qui remplit la City de mégots géants…

Autant de concepts différents qui ont pour origine une idée créative plus ou moins bonne. Essayons d’y voir plus clair :

Pas de concept sans idée

Une idée est une production mentale. Tout le monde a des idées plus ou moins bonnes et séduisantes, parfois géniales. Mais qui a des concepts ? Personne, même les concepteurs-rédacteurs lorsqu’ils imaginent une campagne de communication ou les directeurs artistiques quand ils créent un visuel n’ont de concepts tout faits ! Ils doivent les fabriquer de toute pièce à partir des idées et se servent pour cela du langage. C’est pourquoi le concepteur est aussi rédacteur.

Formation en ligne de concepteur-rédacteur

C'est quoi le concept ?

Un concept de communication est le processus original de mise en situation d’une idée par rapport à une stratégie marketing. Il permet de transcender le positionnement de la marque sous une forme créative qui se décline facilement sur les différents supports de la campagne : affichage, presse, radio, film, web… Il peut être original -c'est-à-dire jamais utilisé avant- par le sens de l’accroche ou de la signature, le style graphique et l’impact de l’image, le ton adopté, le décalage, l'important c'est qu'il soit pertinent et mémorisable. Exemple intéressant : la vidéo de l'agence Ouimarketing.

A quoi reconnaît-on un concept ?

Souvent à double lecture, un concept de communication doit avoir la force de l’évidence pour véhiculer les valeurs de la marque, du produit ou du service. S'il s’inspire des bénéfices à mettre en avant ou des obstacles à surmonter, il doit s'appuyer aussi sur un élément représentatif pertinent, en rapport avec l’actualité, une symbolique, une prise de position, un comportement du marché, des attitudes, un fait de société, une tendance et plus largement sur tout ce qui constitue l’éco-système en mouvement dans lequel une marque évolue.

Un concept de communication met en scène une représentation idéalisée de la marque à travers une idée, un slogan, un univers, une égérie ou un leader d’opinion. Son originalité se reconnait à l’évidence avec laquelle il fait passer le message et à la cohérence avec l'image perçue de la marque par le public.

Le concept n’est pas la création

Le concept donne l’orientation du message mais il ne peut pas être réduit au message. Au contraire, le concept concentre l'ADN de la marque dans un leitmotiv destiné à être diffusé sous différentes formes. Pivot de la campagne, il a pour but de positionner fortement la marque par rapport à ses concurrents, dicter la charte graphique de perception visuelle de son univers et le message en substance à faire passer, la ligne éditoriale à adopter. Sa durée de vie est plus ou moins longue, de quelques mois à... des décennies pour les plus grandes marques mondiales.

A quoi ça sert un concept ?

Si vous voulez que le public retienne votre marque, ne l'ennuyez pas avec une idée mais réveillez-le avec un concept. Car la fonction essentielle d'un concept de communication est de se rappeler à la mémoire du consommateur au moment de son arbitrage entre Pepsi et Coca, Volkswagen et Peugeot, Apple et Samsung, votre marque et les autres... 

Le concept a recours à l'imaginaire et à la mémorisation pour sublimer la plus austère stratégie de communication en conte de fée et le plus audacieux positionnement marketing en prince charmant. Dans son livre sur les techniques de mémorisation "Moonwalking avec Einstein: L'art et la science de se souvenir de tout ", Joshua Foer soutient que "l'idée générale de la plupart des techniques de mémorisation consiste à changer quelque chose d'ennuyeux à faire entrer dans votre mémoire en quelque chose de si coloré, si passionnant, et si différent de tout ce que vous avez vu avant que vous ne pourrez pas l'oublier ". 

Envie de parler de votre concept ? Besoin d'une formation de concepteur-rédacteur ?

Contact : 06 77 08 12 78

  • Formation conception-rédaction, rédaction web, veille, curation
  • Formation création de sites et de blogs sur Joomla! et WordPress
  • Formation Facebook, Twitter, Viadeo, Linked'in
  • Formation travail collaboratif sur Google Drive

Illustration : photo chaussures créatives Kobi Levi - copyright © Kobi Levi

Concepteur-rédacteur : est-ce un métier qui s'apprend ?

Combien ça coûte un concept ?

Livre n'ayons pas peur d'être gentils

On Kindness : le livre qui faire l’éloge de la gentillesse

Suffit-il d’être inscrit sur les réseaux sociaux pour être social ou encore mieux, sociable ? Etre amis sur Facebook a-t-il changé à ce point notre définition de l’amitié que nous acceptons de la donner à de parfaits inconnus ? A moins que les mots ne veulent plus rien dire…

Rien  de tel qu’un bon livre pour faire le point sur le décalage que nous vivons actuellement, entre un monde dominé par l’éruption des réseaux sociaux et communautés en tous genre, et une société qui nous rend de plus en plus individualiste et de moins en moins sociable. Notre identité serait menacée d’extinction par notre incapacité à faire preuve d’altérité… et de gentillesse ! L’argument est tellement original que je ne résiste pas à l’envie de vous livrer un passage choisi du livre ON KINDNESS paru en 2009, écrit à deux mains par le psychanalyste Adam Phillips et l’historienne Barbara Taylor. Comme il a été publié en italien sur le journal Repubblica, j’en ai fait une adaptation en français.

“ELOGE DE LA GENTILLESSE”

Adam PHILLIPS – Barbara TAYLOR – ON KINDNESS – Edition Ponte alle Grazie, 112 pages – Traduction italienne de Marcello Monaldi

Paru en français en 2010 sous le titre : N’AYONS PAS HONTE D’ETRE GENTILS – Edition Désir Payot – Traduction française Jean-Luc Fidel

Brève histoire d’une valeur en désuétude

Un indicateur de la santé mentale” écrivait Winnicott en 1970, “c’est la capacité d’un individu d’entrer mentalement et de façon attentive dans les pensées, les sentiments, les espérances et les peurs d’une autre personne. Mais aussi de concéder à une autre personne de faire la même chose avec lui-même“.

Vivre bien, c’est s’identifier avec les autres à travers l’imagination

Pour vivre bien, nous devons réussir à nous identifier avec les autres à travers l’imagination et leur permettre de s’identifier à nous. Cela passe par une empathie et une gentillesse réciproques. L’égoïsme implique au contraire un manque d’imagination tellement aigu qu’il représente une menace, non pas tant pour notre bonheur que pour notre santé mentale. Prendre soin des autres, comme soutenait Rousseau, c’est ce qui nous rend pleinement humain. Nous dépendons les uns des autres pas seulement pour notre survie, mais aussi pour la survie de notre être profond et authentique. Le soi, privé de la forme d’attachement de la sympathie, n’est que fiction ou folie.

La dépendance des autres renforce la confiance en soi

La société moderne occidentale fait résistance face à cette vérité fondamentale en plaçant l’indépendance au-dessus de tout. Avoir besoin des autres est perçu comme une faiblesse. La dépendance est concédée seulement aux enfants, aux malades et aux personnes âgées : pour tous les autres, les vertus cardinales sont l’autosuffisance et l’autonomie.

La dépendance est aussi dévaluée dans les rapports intimes, comme si elle était incompatible avec la confiance en soi, quand en fait c’est l’unique chose qui rend la confiance en soi possible. Pour l’amant ou l’époux idéal, donner et prendre de l’amour sont devenus seulement des options parmi lesquelles il est possible de choisir avec une grande désinvolture ; avoir besoin des autres, même dans un scénario de désir et de demande aussi forts que celui du couple, devient quelque chose à bannir.

Peut-on être individualiste et social à la fois ?

Pourtant, nous sommes tous des créatures dépendantes jusqu’à la moelle. Et c’est un fait qui se retrouve depuis toujours dans une grande partie de l’histoire occidentale. Même les stoïques, qui étaient les porte-drapeaux de la confiance en soi-même, admettaient dans l’homme le besoin inné des autres, comme porteurs et destinataires de gentillesse. L’individualisme est un phénomène très récent. L’illuminisme qui est généralement pointé du doigt comme l’origine de l’individualisme occidental, faisait malgré tout la promotion des “affections sociales” contre les “intérêts privés”(…)

La société compétitive demande le sacrifice de notre générosité

Une société compétitive qui divise les personnes en vainqueurs et perdants produit des comportements égoïstes. Les êtres humains sont des créatures ambivalentes. La générosité nous vient spontanément, mais la créativité et l’agressivité aussi. Qui est soumis à une pression incessante se détache des autres. Comme l’enfant qui a subit des actes de violence devient à son tour violent, les individus qui ont été réprimés par l’histoire de leur vie deviennent à leur tour des oppresseurs. Le pacte de sympathie avec les autres qui se fonde sur l’ouverture de notre cœur commence à être en péril. La paranoïa prospère quand les individus cherchent des boucs émissaires de leur malheur. Aller à la recherche de boucs émissaires c’est se duper soi-même, parce que cela comporte le sacrifice de notre générosité. Mais c’est le prix que beaucoup payent quand les obligations de la tribu, qui se manifestent parfois sous forme perverses, prennent la place de liens communautaires plus larges. La culture de la “dureté” et du cynisme se développe, alimentée d’une ample admiration pour ceux qui semblent triompher – les riches, les célèbres, la caste des temps modernes – dans un environnement où mors tua vita mea (ta mort est ma vie).

La famille, ultime refuge de la gentillesse

Néanmoins, certaines formes de la gentillesse semblent survivre. Spécialement dans le rôle des parents qui est aujourd’hui considéré quasiment par tous comme une île de tendresse dans un océan de cruauté. Mais la célébration assidue de la tendresse familiale peut créer beaucoup de confusion. Pour celle ou celui qui a besoin d’être déterminé et entreprenant sur son lieu de travail, il y a le risque qu’il désactive ces types de comportements en privé.

Les femmes divisées entre course au pouvoir et sacrifice de soi

Si le choix est difficile pour les hommes, il l’est encore plus pour les femmes qui se trouvent devant des problèmes encore plus aigus, spécialement pour celles qui après avoir abandonné la vieille idéologie du sacrifice féminin et s’être converties au typique jeu de coudes du monde du travail, se retrouvent ensuite à s’occuper des enfants à temps plein. La ritournelle des commentaires angoissés des néo-mamans que nous lisons dans la presse donne la mesure d’un saut déconcertant. Les femmes ayant grandi dans la culture du “moi d’abord” découvrent à l’improviste les plaisirs mais aussi les souffrances de mettre les autres au premier plan. Cette confusion féminine se reflète dans le reste de la société, vu que les femmes trouvent souvent des emplois dans les “caring professions” (professions à vocation sociale), dans lesquelles, à la différence des managers guidés par l’obsession du budget, elles n’hésitent pas à dispenser de la solidarité en échange de maigres compensations et de rares reconnaissances. Dans le passé, l’association entre les femmes et la gentillesse était source d’un certain prestige, aujourd’hui au contraire, c’est le signe d’une perte de pouvoir. Quand bien même la gentillesse peut déclencher l’admiration, elle reste finalement un comportement réservé aux naïfs.

Références en rédaction de voix off, storytelling, spots radios et audio-livres

... Voici un échantillon de voix off, storytelling, radios et audio-livres écrites en collaboration avec diverses sociétés de production et agences de communication pour les clients suivant : Compagnie Nationale du Rhône, Edenred, Sanofi Pasteur, Materne Mont-Blanc, Groupe Seb, Renault Trucks, Allp, Unitron, STAS Transports Urbains Saint-Etienne Métropole, Hyperview Semer...
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Conseils pour changer de banque en 10 jours ouvrés

Ce qu’il faut savoir pour dire adieu à votre banquier, sans que votre droit le plus strict de clôturer un compte ne se transforme en parcours du combattant !

Vous trouvez les frais de gestion de votre compte bancaire trop élevés ou encore les valeurs défendues par votre banque pas assez éthiques ? Vous souhaitez bénéficier d’un compte courant qui rémunère votre argent, ou passer à un compte en ligne ? Vous voulez profiter d’un déménagement ou d’un changement d’employeur pour remettre vos comptes bancaires à zéro ?

La clôture d’un compte est gratuite depuis 2005

Autant de bonnes raisons de changer de banque sans avoir à vous justifier. Car, contrairement aux idées reçues, la clôture d’un compte courant bancaire ou d’un livret d’épargne est gratuite depuis 2005 et ne peut donner lieu à aucun frais.

Sous la pression des pouvoirs publics et des associations de défense des consommateurs, la Fédération Bancaire Française qui regroupe toutes les banques opérant en France s’est même engagée en 2009 à proposer un service d’aide afin de faire jouer la concurrence et favoriser la mobilité professionnelle et personnelle. La formalité peut être accomplie à l’aide d’une simple lettre recommandée avec accusé de réception, adressée à votre banque, ou avec le formulaire spécifique fourni à cette intention par chaque banque.

Première démarche à faire : choisir sa nouvelle banque

Même s’il est devenu aujourd’hui plus facile de se séparer de son banquier, les chiffres montrent que l’on ne change pas de banque tous les jours, pour la bonne raison qu’un compte fait l’objet de retraits, de versements et de prélèvements à dates fixes. Chaque année, de 4 à 7% des français seulement osent faire le grand pas d’une banque à l’autre. Par peur de l’inconnu, par habitude, par manque d’information ou de temps ?

Force est de constater qu’en pratique, la clôture d’un compte bancaire peut s’avérer périlleuse si vous ne prenez pas un minimum de précautions. A savoir, la première chose à faire avant de changer de banque, c’est… d’en trouver une autre et de procéder par ordre :

  1. Ouvrir d’abord un compte dans la nouvelle banque de votre choix : c’est impératif.

  2. Annuler tous vos prélèvements automatiques sur le compte que vous souhaitez fermer.

  3. Domicilier tous vos prélèvements dans votre nouvelle banque.

  4. Informer de votre changement de domiciliation bancaire tous les organismes qui vous versent de l’argent ou effectuent des prélèvements.

  5. Vider le compte de la banque que vous voulez quitter et approvisionner le nouveau compte que vous avez ouvert.

  6. Clôturer le compte de votre ancienne banque en envoyant une lettre recommandée avec accusé de réception.

Simplifiez vos démarches en les confiant à votre nouvelle banque

Désormais, sur simple demande de votre part, votre banque est tenue de vous fournir un service d’aide pour faciliter votre mobilité vers un autre établissement bancaire, même concurrent. Ce service d’aide doit comprendre notamment une documentation détaillée consultable sur son site internet.

De même, votre nouvelle banque s’empresse de prendre en charge toutes les démarches. C’est dans son intérêt. Après avoir demandé votre accord formel pour agir en votre nom, elle effectue les formalités administratives pour que les prélèvements et virements soient faits sur le nouveau compte. Une fois en possession des informations nécessaires, elle dispose de cinq jours ouvrés pour informer vos créanciers et débiteurs de votre demande de changement de domiciliation bancaire.

Cette étape accomplie, il vous reste à demander par écrit à votre ancienne banque de fermer votre compte, ce qu’elle devra exécuter dans les 10 jours ouvrés. Si des chèques sont présentés après cette période sur votre ancien compte, la banque s’engage à vous prévenir gratuitement pendant un an afin de vous permettre de régulariser votre situation.

Les points importants à retenir : penser a clôturer votre ancien compte

  • Attention de bien penser à clôturer votre compte et de ne pas vous contenter de ramener simplement votre solde à zéro. Sans intervention de votre part, votre compte restera ouvert et deviendra vite négatif à cause des “frais de compte inactif” qui pourront vous être facturés pendant 30 ans !

  • Assurez-vous que tous les chèques que vous avez émis ont bien été débités du compte que vous souhaitez clôturer.

  • Vérifiez qu’aucun emprunt ne dépend plus du compte à clôturer.

  • N’attendez pas d’avoir votre compte à découvert pour demander sa clôture, votre banque vous fera des difficultés. Arrangez-vous pour que votre solde soit nul.

  • N’oubliez pas que votre banquier peut aussi décider de clôturer votre compte contre votre gré, si vous lui créez trop d’ennuis…

Changer de banque : une simple formalité à accomplir

En résumé, concernant le transfert des virements réguliers (salaires, pensions, allocations…) et des prélèvements automatiques (loyer, assurances, crédits…) vous n’avez donc pratiquement rien à faire ou presque:

  • Votre nouvelle banque se charge de la demande de changement de domiciliation bancaire à votre place.

  • Votre ancienne banque s’engage sur demande écrite de votre part à fermer le compte sans frais, dans un délai de 10 jours ouvrés.

Quel que soit le type de banque que vous aurez choisi (banque traditionnelle, privée, en ligne ou éthique), le seul effort de votre part consistera à fixer la date du mois qui vous convient le mieux pour effectuer votre démarche et surtout, à décider de faire le premier pas.

A consulter également sur le sujet, le site de conseils de la Fédération Bancaire Française : lesclesdelabanque.com

Infertilité des hommes : 50 % de spermatozoïdes en moins

En 40 ans, le nombre de gamètes mâles produits par les testicules a diminué de moitié, et les risques de stérilité touchent aussi les hommes. Un danger qui rend les Français inégaux devant la baisse de la qualité du sperme comme le souligne un article du Monde.

En France, 10 à 15 % des couples n’arrivent pas à concevoir un enfant et sont obligés de consulter un spécialiste. Un chiffre qui s’élève à 30 % en Italie selon une enquête récente de l’université de la Sapienza à Rome.

Le point qui inquiète tout spécialement les andrologues est la baisse spectaculaire de fertilité enregistrée depuis ces dernières décennies en Occident chez les hommes. Le phénomène s’accompagne de l’augmentation des cas de malformations génitales, de régression des caractères sexuels masculins et la multiplication par quatre du nombre de tumeurs aux testicules.

On parle désormais de syndrome de dysgénésie testiculaire (TDS) pour qualifier l’apparition, au niveau de l’appareil reproducteur masculin, d’au moins deux symptômes parmi les suivants :

  • pénis malformé ou anormalement petit à la naissance (– 10 %) ;

  • testicules non descendus ;

  • diminution du nombre de spermatozoïdes produits (– 50 %) ;

  • augmentation du nombre de spermatozoïdes malformés ;

  • cancer des testicules.

Une diminution des hormones et de la fertilité masculine due à de nombreux facteurs

Les causes exactes de l’accroissement de la stérilité masculine sont encore difficiles à établir clairement, mais différentes pistes émergent :

  • facteurs environnementaux : pesticides, pollution… ;

  • alimentation : conservateurs, matières plastiques… ;

  • modes de vie : diminution de l’exercice physique, tabagisme, alcool, drogues, agents dopants… ;

  • absence ou diagnostic tardif de la pathologie ;

  • maladies sexuellement transmissibles ;

  • stress ;

  • augmentation de l’âge de conception du premier enfant : 30 ans.

Dans le collimateur des épidémiologistes et des chercheurs se trouvent les pesticides, insecticides, herbicides, fongicides, lessives, matières plastiques, additifs alimentaires, colorants, conservateurs… soit plus de 10 000 composés chimiques dont l’action, pour certains d’entre eux, ou leur combinaison dans l’organisme entrave la production et le travail des hormones sexuelles mâles.

L’action nocive démontrée des pesticides et produits phytopharmaceutiques

Dans les années 1970 au Danemark, les cas de stérilité chez les agriculteurs s’avéraient plus nombreux que dans le reste de la population, malgré une vie indubitablement plus saine. Des études menées sur des agriculteurs qui n’utilisaient pas de pesticides ni de produits phytosanitaires, montrèrent que les cas de stérilité étaient inférieurs à la moyenne nationale.

Les analyses qui furent effectuées par la suite décelèrent ces composés chimiques uniquement dans le sang des agriculteurs traditionnels. Il fut démontré que ces molécules, même en concentration minime, interféraient de façon aléatoire et imprévisible avec les hormones qui stimulent la production de spermatozoïdes.

En 1996, les chercheurs américains de l’Environnemental Protection Agency (EPA) dressèrent une longue liste d’agents chimiques introduits par l’homme dans l’environnement et susceptibles d’inhiber le système endocrinien masculin.

Une prise de conscience diverse de la stérilité masculine en France et en Italie

Interrogé sur « l’explosion de l’infertilité dans notre pays » en janvier 2010 à l’Assemblée nationale, le gouvernement français avait répondu à l’époque que « la première cause des problèmes d’infertilité est l’âge tardif du désir de procréation. […] Aux grossesses tardives s’ajoutent la chute, aujourd’hui avérée, de la fertilité masculine et les divers problèmes de stérilité féminine et masculine ».

« […] Plusieurs études récentes ont souligné l’accroissement des problèmes d’infertilité chez les hommes, suggérant un lien avec des facteurs environnementaux et notamment avec l’exposition à certains produits toxiques, le tabac étant le principal de ces facteurs chez l’homme (impuissance, baisse de la fertilité). »

Le gouvernement prévoit de lancer une campagne d’information et de prévention pour sensibiliser les jeunes aux effets néfastes de l’âge sur la fertilité du couple et les dangers d’une grossesse tardive. L’objectif étant « de rappeler aux jeunes couples qu’en matière de procréation “le temps perdu ne se rattrape pas toujours” ».

En Italie, où 28 à 33 % des garçons de 18 ans seraient déjà touchés par le TDS, les autorités ont choisi d’affronter le problème par la détection. Une campagne est actuellement menée pour inciter les jeunes à consulter un andrologue.

Conséquences de l’infertilité masculine sur la population mondiale

Malheureusement, les données épidémiologiques actuelles ne concernent que les pays riches où des études statistiquement représentatives ont été faites. Mais il y a fort à penser que les pays pauvres et en voie de développement sont aussi touchés du fait de l’utilisation intensive de pesticides, plastifiants et toxiques qui comptent parmi les premières causes du TDS.

Blessé dans sa virilité et dans ce qu’il a de plus précieux à transmettre – la vie –, le genre masculin est-il en péril ? En un siècle, la population mondiale a plus que quadruplé. De 1,5 milliards d’habitants en 1900, elle est passée à 6,8 milliards en 2010. Au point qu’il y a cinquante ans, les démographes annonçaient une explosion démographique mondiale de 15 milliards d’êtres humains pour 2050 !

Pourtant, leur calcul a dû être revu à la baisse avec « seulement » 9,1 milliards prévus d’ici quarante ans. Mais la raréfaction des spermatozoïdes des hommes n’y est pour rien. La baisse de la fécondité mondiale est liée avant tout à l’augmentation de l’alphabétisation des femmes…

L’Astrologie : un rite social qui en dit long sur notre époque

Pourquoi confions-nous les questions qui nous taraudent le plus à des constellations improbables et pourquoi la lecture de l’horoscope fait-elle du bien ?

Astrologie : beaucoup ne voient dans ce mot que le A majuscule en forme de chapeau pointu de Nostradamus. En d’autres termes, une pratique fumeuse, exercée par des charlatans et destinée aux faibles d’esprits. Pourtant, tout le monde lorgne un jour par curiosité sur son horoscope et nombreux sont les gens “sérieux” qui n’hésitent pas à approfondir l’étude de leur thème astral.

Pourquoi, en 2014, avons-nous encore recours à un rite aussi irrationnel, méprisé par la science officielle ? Pour satisfaire notre quête de vérité ? Ou tout simplement parce que l’astrologie se situe entre passé mythologique incertain et futur imprévisible et qu’elle a l’art d’en dire plus long sur notre présent ?

En dehors de ses prédictions toutes relatives, les principaux reproches faits à l’astrologie sont le manque de fondement scientifique ainsi que sa propension à toucher les esprits les plus influençables, dépendants, anxieux, conformistes, incultes, narcissiques ou résignés. Ce à quoi ses fervents défenseurs répondent qu’il existe une astrologie sérieuse et une autre non, en faisant référence aux trois lignes laconiques des horoscopes des quotidiens ou des magazines.

Horoscope de journal ou thème astral, un spiritisme de bon sens

La lecture de l’horoscope du jour est soigneusement codée. Elle n’évoque ni fantômes, ni forces mystérieuses agissant à notre insu. Elle nous parle à travers des planètes. Même si les conseils donnés au nom de ces planètes pourraient très bien être délivrés sans elles…

Le format des horoscopes de quotidien s’apparente plutôt à une astrologie en 365 épisodes. Le message général qui domine est souvent du type : “Des problèmes au début, mais à la fin tout s’arrange”. Autrement dit : “suite au prochain épisode, accessoirement pour vérifier si ce qui est advenu entre temps était écrit, mais plus sûrement pour savoir ce que vos planètes vous réservent pour la suite”.

Même s’il prend des formes qui confinent parfois à la stupidité, telles que :” Verseau, ne vous agitez pas précipitamment”, ce qui est demandé à un horoscope ou à un thème astral n’est pas tant le script de notre vie, mais de remplir une fonction socialisante qui se résout par l’invariable question :”De quel signe êtes-vous ?” La mythologie au sens caché, toujours suggéré mais jamais révélé, offre une clef de lecture du quotidien dont la première vertu est de nous faire sentir notre appartenance à la communauté.

Rédacteur de talent ou astrologue de renom, un correspondant fidèle de l’âme humaine

Le succès de l’astrologie réside justement dans sa capacité à nous raconter des histoires sur mesure, à nous tranquilliser en mettant de l’ordre dans les événements de notre vie, à leur attribuer une raison ou un sens pour pouvoir purger les tensions et émotions accumulées, en somme, à trouver notre place dans la relation avec les autres.

Rob Brezsny, l’un des plus célèbres astrologues américains déclarait clairement : “J’écris des lettres d’amour à mes lecteurs”. A l’ère de l’individualisme galopant, de la solitude accablante et du triomphe désenchanté de la raison, l’horoscope de la radio, des pages de journaux ou envoyé dans notre messagerie électronique, semble nous dire invariablement :” Il y a du courrier pour vous tous les jours”.

A travers la géniale médiation des signes zodiacaux, ceux qui écrivent nos horoscopes le savent bien. Ils utilisent le pouvoir de l’écriture pour accomplir un acte d’humanité et d’altérité au sens platonique le plus pur. Au fond, nous ne sommes pas si naïfs pour demander à l’horoscope de prévoir le futur. Il nous suffit d’une mise en perspective exprimée de façon simple et cordiale, à travers une histoire dont nous sommes l’acteur principal.

Quelqu’un, quelque part derrière un ordinateur a pris soin d’écrire le scénario de notre vie et de lui donner un sens. “A la fin, tout ira bien”. Voilà pourquoi on peut lire l’horoscope sans croire à l’astrologie et pourquoi tout le monde peut l’interpréter à sa façon. Elle répond à notre peur de l’avenir, parce que tout simplement, interroger le futur, c’est déjà croire qu’il existe.

Les produits chimiques en cause dans l’infertilité masculine

“Les Français inégaux devant la baisse de la qualité du sperme”, c’est le titre d’un article aujourd’hui sur lemonde.fr. L’occasion de s’intéresser à ces molécules invisibles qui nous entourent, pénètrent nos estomacs et nos poumons. L’augmentation des cas d’infertilité chez l’homme amène les chercheurs à suspecter certains produits chimiques de perturber le système endocrinien.

Depuis l’essor de la pétrochimie à partir de 1945, plus de 100 000 substances synthétiques et dérivées ont été introduites par l’homme dans l’environnement, l’alimentation, les emballages, le logement…

Parmi les produits chimiques indiqués de façon tout à fait réglementaire sur les étiquettes, 10 000 au moins font l’objet d’une attention toute particulière des experts. Les anomalies sexuelles qu’ils sont suspectés provoquer ont déjà été mises en évidence sur la faune sauvage et sur des animaux de laboratoire.

Il reste encore à démontrer qu’ils jouent le même rôle de perturbateurs endocriniens chez l’homme. Mais il faudra du temps. Comme il n’est pas possible d’un point de vue éthique d’administrer ces molécules à des “cobayes” humains pour le prouver, l’unique solution est d’en rechercher systématiquement les traces chez les sujets masculins atteints de syndrome de dysgénésie testiculaire (TDS).

Produits chimiques les plus courants

  • BPA, Bisphenol A et phtalates : agents plastifiants utilisés pour assouplir les biberons, bouteilles et emballages alimentaires. Suite à l’alarme sonnée par la Food and Drug Administration en janvier 2010, la Californie, le Canada, le Danemark, la France et d’autres pays ont interdit le bisphenol A (seulement dans la fabrication des biberons !).

  • 4-hexylresorcinol : colorant chimique rouge pour raviver la couleur des crevettes et des crustacés.

  • Composés organochlorés (DDT), pesticides organophosphates, pesticides dérivés des pyréthrines (lindane ou malathion) : carbammates, ditiocarbammates, organo chlorurates, herbicides du groupe ammonium quaternaire. Ils agissent comme anti-androgènes.

  • Paraben, identifiable sur les étiquettes sous les noms de : methylparaben, ethylparaben, propylparaben, isobutylparaben, butylparaben et benzylparaben. Conservateurs parmi les plus utilisés, présents dans les shampoings, bains moussants, crèmes hydratantes et solaires, déodorants, produits pour l’hygiène des enfants, adoucissants et dentifrices.

  • E320, E321 et E319 (E indique l’autorisation européenne), parfois indiqué par les sigles BHA, BHT et TBHQ : antioxidants et conservateurs dérivés du pétrole et interdits dans de nombreux pays parce qu’ils sont suspectés d’avoir une action cancérogène. On les retrouve dans beaucoup d’aliments comme la purée de pomme de terre instantanée, les céréales, les crèmes à tartiner, les glaces, ainsi que les déodorants, crèmes et produits cosmétiques.

La maison, lieu de tous les dangers

Il y a encore moins d’un siècle, le foyer constituait le sanctuaire de l’homme par excellence. Derrière la porte qui défendait du froid, des intempéries, des brigands et du loup, se concevaient les enfants et se fondait une famille.

Aujourd’hui, les matériaux de constructions utilisés, l’ameublement des habitations ainsi que les fonctions domestiques attribuées aux différentes pièces font de nos maisons des lieux de plus en plus toxiques pour la santé et le patrimoine génétique des générations à venir.

  • séjour : tapis, meubles, divans, couvre-sièges, matériel électroménager peuvent contenir des agents ignifuges bromés (composés ajoutés aux tissus pour empêcher ou retarder leur combustion) : Difenileter Polibromurates (PBDE). Ces substances restent en suspension dans l’air et s’attachent à la poussière.

  • salle de bains : les tubes d’arrivée d’eau en PVC se dégradent avec le temps et s’ajoutent aux autres perturbateurs endocriniens libérés par les rideaux de douche, shampoings, savons, dentifrices, crèmes cosmétiques, déodorants, produits d’entretien, parfums d’ambiance…

  • chambre : les meubles traités avec des colles, solvants, vernis et certains produits pour faire briller les parquets représentent un danger potentiel pour la santé. Les draps et couvertures colorés ou traités avec la lessive peuvent contenir des traces de phtalates et bisphenol A.

  • chambre des enfants : les jouets en PVC ou en caoutchouc contiennent des substances assouplissantes comme les phtalates qui peuvent se libérer quand le plastique est manipulé et sucé par l’enfant. Sans oublier les autres composés chimiques présents dans les tapis, les couvertures colorées et les meubles laqués.

  • cuisine : la nourriture peut contenir des additifs chimiques comme les conservateurs et les colorants. Les aliments et boissons conditionnés en sachets, bouteilles et boites en plastiques contiennent des xénoestrogènes, substances synthétiques qui imitent l’action des oestrogènes. Le Téflon des revêtements anti-adhérents de casseroles (acide perfluorooctanoïque (PFOA) et sulfonate de perfluorooctane (PFOS)) est cancérigène, non biodégradable et se retrouve dans le sang de 90% des utilisateurs. Les hottes de cuisine et les détergents sont également des diffuseurs potentiels d’agents chimiques. Enfin, les fruits et légumes peuvent receler des pesticides organophosphorés.

L’infertilité, le plus grand danger pour l’homme dénaturé

A cette petite liste non exhaustive des produits dangereux, il faudrait ajouter les PCB (biphényles polychlorés ) utilisés jusqu’à la fin des années 1970 dans la fabrication de matériels électriques, échangeurs de chaleur, systèmes hydrauliques…; les composés fluorés comme le fréon, dangereux pour la couche d’ozone; les dioxines… sans oublier les médicaments de l’armoire à pharmacie avec leur cortège de molécules de synthèse.

Depuis le 20ème siècle et le début de l’ère industrielle du pétrole, l’homme est devenu le moins naturel des êtres vivants de la création. Mais pour combien de temps encore ?